Sant’Egidio : La guerre n’est jamais «nécessaire» ou «inévitable», soutient le pape

«Bannir le sinistre fantôme de la guerre»

Rome, 8 septembre 2014 (Apic) La guerre n’est jamais «nécessaire» ou «inévitable», relève le pape François dans un message adressé aux participants à la 28e Rencontre internationale pour la paix organisée du 7 au 9 septembre 2014, par la communauté Sant’Egidio à Anvers, en Belgique.

Alors que l’Europe marque le centenaire du début de la Première Guerre mondiale, le pape souligne que les responsables religieux ont le devoir de coopérer avec efficacité à la résolution des conflits.

Evoquant le thème choisi pour l’édition 2014 de cette rencontre interreligieuse, «La paix est l’avenir», qui rappelle le déclenchement dramatique de la Première Guerre mondiale (1914-1918), le pape souhaite que «le respect réciproque, le dialogue et la coopération aident à bannir le sinistre fantôme du conflit armé». Alors que de nombreux peuples dans le monde subissent la guerre, cet anniversaire enseigne que celle-ci «n’est jamais un moyen satisfaisant pour réparer les injustices et atteindre des solutions équilibrées aux désaccords politiques et sociaux».

La guerre, poursuit le pape, «entraîne les peuples dans une spirale de violence qu’il s’avère ensuite difficile de contrôler; elle démolit ce que des générations ont œuvré à construire et prépare la voie à des injustices et à des conflits pires encore. La guerre n’est jamais nécessaire ou inévitable», assure-t-il.

Tant de souffrances et de massacres inutiles

A l’approche du triste anniversaire du début de la Première Guerre mondiale, le pape François doit se rendre le 13 septembre prochain au cimetière militaire de Redipuglia, dans le Nord de l’Italie, où il priera pour les victimes de toutes les guerres.

Dans son message, mentionnant les innombrables guerres en cours dans le monde, déclarées ou non, le pontife dénonce le fait qu’elles gâchent la vie des plus jeunes et des plus âgés. Les conflits, ajoute le pape, enveniment les relations de cohabitation entre groupes ethniques et religieux divers, ils contraignent les familles et des communautés entières à l’exil. Et d’insister en paraphrasant Benoît XV (1914-1922), pape pendant la Première Guerre mondiale : «Nous ne pouvons rester passifs face à tant de souffrance, à tant de massacres inutiles.

Aux yeux du souverain pontife, «le temps est venu pour les chefs religieux de coopérer avec efficacité à l’œuvre de guérison des blessures, de résolution des conflits et de recherche de la paix». Les responsables religieux, ajoute-t-il, sont à même de promouvoir une culture de la rencontre et de la paix, lorsque les autres options faillissent ou vacillent. Pour le pape, les communautés religieuses doivent être des écoles de respect et de dialogue, des lieux où l’on apprend à surmonter les tensions. (apic/imedia/mm/mp)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/bannir-le-sinistre-fantome-de-la-guerre/