Un engagement basé sur l’amour miséricordieux
Rome, 14 septembre 2014 (Apic) A l’occasion du mariage d’une vingtaine de couples, le 14 septembre 2014, dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, le pape François a affirmé que le mariage était une «réciprocité des différences» entre un homme et une femme. Au cours de cette célébration inédite, le souverain pontife a rappelé aux nouveaux époux que la miséricorde était le remède lorsque la routine de la vie quotidienne deviendrait lourde, écœurante.
Dans le mariage, a souligné le pape dans son homélie, «l’homme a le devoir d’aider la femme à être plus femme et la femme a le devoir d’aider le mari à être plus homme». Il s’agit d’une «réciprocité des différences», a relevé le pontife, rappelant qu’il ne s’agissait pas d’un chemin lisse, sans conflit. Au contraire, a-t-il ajouté, c’est un «voyage exigeant, parfois difficile et parfois conflictuel, mais c’est cela, la vie ! Le mariage est le symbole de la vie, d’une vie réelle, ce n’est pas une fiction».
Aux époux tentés par le découragement, l’infidélité, la régression ou l’abandon, le pape a assuré que Dieu offrait le remède de l’amour miséricordieux, capable de remettre en chemin sur la route de la vie familiale et conjugale.
Evoquant le peuple d’Israël qui, dans la Bible, ne supporte pas le voyage dans le désert, le pape a mentionné les couples qui ne supportent pas le voyage de la vie conjugale. «La difficulté du chemin devient une fatigue intérieure, a-t-il poursuivi, ils perdent le goût du mariage». Et d’insister : «La vie quotidienne devient pesante, ›écœurante’». «L’amour de Jésus, a affirmé le pape François, qui a béni et consacré l’union des époux, est en mesure de conserver leur amour et de le renouveler quand humainement, il se perd».
Au cours de cette célébration inédite, vingt couples originaires du diocèse de Rome ont échangé à tour de rôle leurs consentements devant le souverain pontife. Les nouveaux époux, âgés de 25 à 56 ans, sont issus d’horizons très divers. Certains sont des fidèles assidus de paroisses, d’autres moins pratiquants. Leurs milieux sociaux sont tout aussi variés, de même que leurs situations familiales. Certains vivaient déjà en concubinage, parfois avec enfants, le mari d’un couple a notamment obtenu la nullité de sa précédente union. Des choix à la forte portée symbolique à l’approche du Synode des évêques sur les défis de la pastorale familiale. (apic/imedia/mm/mp)
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