Briser la spirale de la haine
Washington, 15 septembre 2014 (Apic) Zak Ebrahim, le fils du premier terroriste lié à Al-Qaïda à avoir versé du sang sur sol américain, explique dans un livre récemment publié comment il a décidé de quitter la voie indiquée par son père et d’adopter la non-violence.
Zak Ebrahim est le fils d’El-Sayed Nosair, un Américain d’origine égyptienne qui a participé, avec son organisation liée au groupe terroriste islamiste Al-Qaïda, à l’attentat à la bombe dans le parking du World Trade Center de Manhattan, en février 1993, qui a coûté la vie à six personnes. Il a été condamné en 1994 à la prison à perpétuité.
La famille de Zak a changé de nom pour couper tout lien avec le terroriste, rapporte le journal en ligne américain « Huffington Post ». Ce premier explique dans son livre comment il a été endoctriné à l’islam radical par son père, puis par un beau-père qui également le violentait.
Zak Ibrahim affirme que c’est en tentant à son tour de brutaliser un camarade de classe qu’il a découvert que son empathie était plus grande que son désir de haine et de vengeance. Il a depuis réalisé un chemin qui l’a persuadé que la non-violence était le seul moyen de régler durablement les situations conflictuelles. Il souligne notamment dans son ouvrage « The Terrorist’s Son » (Le fils du terroriste) que la non-violence ne signifie pas endosser le rôle de la victime ou rester dans la passivité. « Il s’agit beaucoup plus d’humaniser son adversaire, de reconnaître les besoins et les peurs que tu partages avec lui, et de travailler à la réconciliation plutôt qu’à la revanche », indique l’auteur américain. (apic/huffp/rz)
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