Le leadership moral, essentiel pour promouvoir la protection de l’environnement
Washington, 26 septembre 2014 (Apic) Deux scientifiques estiment, dans un récent article d’opinion de la très sérieuse revue américaine «Science», que les leaders religieux, et en particulier le pape François, sont une des clés du salut de la planète face à la destruction de l’environnement et au changement climatique.
Le climatologue Veerabhadran Ramanathan, de l’Université de Californie et l’économiste Partha Dasgupta, de l’Université de Cambridge, en Angleterre, considèrent que les scientifiques et les dirigeants religieux se trouvent à un «moment charnière» de leurs relations face au défi environnemental.
Les principaux décideurs politiques mondiaux se sont récemment réunis à New York pour chercher des solutions aux problèmes climatiques. Dans le même temps, le pape François est en train de finaliser une encyclique sur l’environnement.
Les deux experts pensent ainsi que l’engagement des leaders religieux, plus que des politiciens, est susceptible d’amener des milliards de personnes à travers le monde à changer leur mode de vie de façon à éviter des changements climatiques catastrophiques.
Tout en appelant au recrutement pour la cause environnementale des leaders religieux de toutes traditions, l’article souligne l’apport décisif que pourrait représenter dans ce domaine le pape François et les 1,2 milliards de catholiques.
Les scientifiques estiment que la religion peut fournir une combinaison unique du «leadership moral» et des structures institutionnelles capable d’amener des changements pratiques pouvant avoir un effet immédiat. Les experts pensent notamment à la nécessité de favoriser l’accès aux plus pauvres à des formes plus propres de carburant.
Les universitaires jugent en général que le principe de la «main invisible» – un concept établi par l’économiste Adam Smith selon lequel le système économique contribue naturellement au bien commun – ne pourra jamais accomplir le type de changements nécessaires pour protéger la planète. «L’essor d’un fondamentalisme de l’économie de marché et l’élan vers la croissance des bénéfices et du produit intérieur brut (PIB) ont encouragé des comportements qui vont à l’encontre du bien commun», affirment Veerabhadran Ramanathan et Partha Dasgupta.
«Pour développer une relation durable entre l’homme et la nature, nous n’avons pas seulement besoin de l’engagement des scientifiques et des politiques, mais aussi du type de leadership moral que les institutions religieuses peuvent fournir», concluent-ils (apic/ag/rz)
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