Un soutien à leur combat pour la défense des droits des enfants
Rome, 10 octobre 2014 (Apic) Après l’attribution du Prix Nobel de la paix à la jeune Pakistanaise Malala Yousafzaï et à l’Indien Kailash Satyarthi, le 10 octobre 2014, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a souhaité que cette récompense soutienne leur combat pour la défense des droits des enfants.
Contacté par l’agence I.MEDIA, le Père Federico Lombardi a assuré que le Vatican était content que soient ainsi «reconnus» Malala Yousafzaï et Kailash Satyarthi, qui se battent pour les droits des enfants, en particulier leur éducation. «Nous espérons que cela soutiendra les causes positives qu’ils représentent», a assuré le porte-parole du Vatican. Le Père Lombardi ne s’est pas étendu en revanche sur le fait que ce prix aurait pu être attribué au pape François, assurant seulement qu’au Vatican, au Synode des évêques en cours, «ceux qui étaient conscient de cette possibilité étaient peu nombreux».
Si la liste des éventuels récipiendaires du Prix Nobel de la paix n’est jamais publiée, le nom du pape François avait ainsi circulé ces derniers jours dans la presse internationale. Jamais un pape ne s’est vu attribuer cette récompense prestigieuse mais parfois source de polémiques et qui comporte l’attribution d’une somme de 8 millions de couronnes suédoises environ, soit un peu plus de 900’000 euros.
Dans une interview accordée en juillet dernier à la revue argentine Viva, le pape François avait assuré que se voir attribuer un jour le Prix Nobel de la paix ne faisait pas partie de son agenda. «Sans pour autant les mépriser, je n’ai jamais voulu recevoir des doctorats ou des prix», expliquait alors le pape pour qui «tous doivent s’engager pour la paix» car «la paix est le langage qu’il faut parler».
A plusieurs reprises, au cours de son pontificat, Jean Paul II avait figuré parmi les favoris au Prix Nobel de la paix, en particulier au début des années 2000 alors qu’il s’était opposé avec force à la guerre en Irak. Pendant longtemps, l’évêque luthérien d’Oslo, qui faisait partie du jury, aurait refusé la nomination du pape en raison de ses positions en matière de morale sexuelle.
Si aucun pape n’a encore reçu le Prix Nobel de la paix, celui-ci a déjà été attribué à plusieurs personnalités religieuses parmi lesquelles le Père Dominique Pire en 1958, dominicain belge engagé dans l’aide aux réfugiés, le pasteur Martin Luther King en 1964, Mère Teresa de Calcutta en 1979, l’évêque anglican de Johannesburg Desmond Tutu en 1984, le Dalaï Lama en 1989 et l’évêque catholique du Timor oriental, Mgr Carlos Felipe Ximenes Belo, en 1996. (apic/imedia/ami/bb)
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