Discours pour les 100 ans du mouvement Schoenstatt
Rome, 26 octobre 2014 (Apic) Une semaine après le Synode des évêques sur la famille, le pape François a soutenu, le 25 octobre 2014, que la famille n’avait «jamais été autant attaquée qu’aujourd’hui». Le pape a prononcé ces paroles devant quelque 7500 pèlerins réunis salle Paul VI au Vatican pour fêter les 100 ans du mouvement Schoenstatt. Se prêtant au jeu des questions-réponses avec divers représentants du mouvement, le pontife a aussi affirmé que «sans Marie», les chrétiens seraient «orphelins», et encouragé les «témoignages» qui permettent de «sortir, aller en mission».
«Il y a une chose très triste et douloureuse: la famille chrétienne – la famille et le mariage – n’a jamais été autant attaquée qu’aujourd’hui, directement ou indirectement». C’est ainsi que le pape François, s’exprimant dans sa langue natale, a décidé de répondre à la première question posée par des pèlerins du mouvement Schoenstatt. Les propos du pape faisaient écho aux débats du tout récent Synode sur la famille, achevé une semaine plus tôt.
Aujourd’hui, «tant de familles sont blessées, tant de mariages ont échoués», a-t-il regretté, à cause du «relativisme dans le sacrement du mariage». Face à cette «crise de la famille», le pape François a notamment invité à une nouvelle «préparation au mariage», qui «doit venir de très loin». «Il faut préparer corps à corps les fiancés, a-t-il insisté, car beaucoup ne savent pas ce que cela signifie, et ils tombent dans la culture du provisoire».
Malgré la gravité des thèmes abordés, le pontife n’a pas hésité à répondre avec humour devant des milliers de fidèles très enthousiastes. «Une mère me disait: ›Que puis-je faire pour que mon fils se marie ?’,’Il a une fiancée, madame? Alors s’il a une fiancée et qu’il ne l’épouse pas, ne lui repassez plus ses chemises et vous verrez», a ainsi rapporté le pape, relatant une nouvelle fois cette anecdote de sa vie pastorale.
Interrogé tantôt par des jeunes, tantôt par des familles ou des personnes plus âgées issues du mouvement qui, en 1914, scella une «pacte d’amour» avec la Vierge Marie, le pape François a aussi rappelé que cette dernière était «fondamentalement mère, parce qu’elle a porté Jésus». Sans Marie, a-t-il souligné, les chrétiens seraient «orphelins».
Entre plusieurs acclamations «vive le pape» et des applaudissements toujours plus soutenus, le chef de l’Eglise catholique est revenu sur des thèmes désormais récurrents de son pontificat. Reprenant une phrase de Benoît XVI (2005-2013), selon laquelle «l’Eglise ne grandit pas par le prosélytisme mais par l’attraction», le pape François a ajouté que «l’Eglise qui ne sort pas est une église d’élite». Pour «sortir, aller en mission», a-t-il alors soutenu, l’Eglise a besoin de «témoignages».
Le mouvement Schoenstatt célèbre cette année le centenaire de sa fondation. Le 18 octobre 1914, le père Joseph Kentenich, inspiré d’une mission pastorale dans une maison d’étudiants à Schoenstatt, localité près de Coblence (Allemagne), fonde le mouvement en scellant un «pacte d’amour» avec la Vierge Marie. Aujourd’hui, ce mouvement qui compte 96 000 membres est présent dans 42 pays. (apic/imedia/bl/pp)
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