Mgr Garcia Abracil a des goûts de luxe
Merida, 3 novembre 2014 (Apic) Plus de 50 prêtres du diocèse de Mérida-Badajoz, au sud-ouest de l’Espagne, ont dénoncé le 2 novembre 2014, dans une lettre au nonce apostolique, les dépenses ›excessives, ostentatoires, scandaleuses et indésirables’ de leur archevêque Mgr Santiago Garcia Aracil. Ils remettent en cause notamment la rénovation du palais épiscopal et du séminaire pour un montant de 3 millions d’euros, rapporte le site Religion Digital .
Mgr Garcia Aracil, que les prêtres surnomment ›l’archevêque de luxe’ – en référence à Mgr Tebartz van-Elst, évincé de son diocèse allemand de Limbourg en 2013 après un scandale financier – aurait un train de vie luxueux et serait prêt à endetter le diocèse pour de longues années.
Les prêtres mettent en cause la rénovation du séminaire diocésain, budgétée à 1,5 million d’euros. A ce chiffre, déjà énorme pour un diocèse pauvre, il faut ajouter la rénovation du palais épiscopal, dont on ignore le coût car les travaux ont été effectués sans appel d’offres. Au total Mgr Garcia Aracil pourrait laisser à son départ à la retraite, en principe en 2015, des dettes de plus de 3 millions d’euros.
La lettre des prêtres remet aussi en cause la transformation d’une maison du centre de Badajoz acquise en 2001 pour y loger les services diocésains. Contre ›les principes d’austérité les critères pastoraux et le bon sens’, l’archevêque a décidé d’aménager en résidence le troisième étage du bâtiment obligeant ainsi les utilisateurs actuels à déménager. Les prêtres comprennent d’autant moins ce changement que cette maison n’est qu’à une soixantaine de mètres du palais épiscopal.
Selon le clergé, l’appartement actuel de l’évêque est déjà une suite de luxe sur 500 m2 avec un dressing lambrissé, une salle de bains avec jacuzzi, une cuisine ultra-moderne, des sols en marbre, des meubles de luxe et une bibliothèque dont il a fallu consolider le plancher pour en supporter le poids. L’évêque se comporterait comme un ›vice-roi’.
Un tel étalage de luxe dans la région la plus pauvre d’Espagne avec un taux de chômage de 29% et de 64% chez les jeunes ne répond pas du tout à «la prudence pastorale et le bon sens qui nous demandent d’être une Eglise austère, en ligne avec les réalités de notre peuple et avec les exigences de l’Evangile sur lesquelles insiste le pape François», relèvent les prêtres.
La lettre conclut en demandant au nonce d’intervenir afin que l’arrivée d’un nouveau pasteur ne soit pas conditionnée par une situation inconfortable et puisse être accueilli avec joie. (apic/rd/mp)
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