Argentine : Les évêques réaffirment que «l’avortement n’est jamais une solution»
Buenos Aires, 5 Novembre 2014 (Apic) Face à l’éventualité d’un débat au Congrès national argentin de projets visant à dépénaliser l’avortement, le Comité exécutif de la Conférence épiscopale du pays rappelle que cette pratique «n’est jamais une solution» et que la vie est un droit fondamental.
Dans leur déclaration publiée le 4 novembre 2014, les évêques argentins reprennent l’exhortation apostolique du pape François ›Evangelii Gaudium’ qui dit que «ce n’est pas un progrès de prétendre résoudre les problèmes en éliminant une vie humaine». Le texte souligne en outre que la protection de la vie humaine a récemment été ratifiée par le nouveau Code civil argentin selon lequel «l’existence de l’être humain commence dès la conception.»
Quand une femme est enceinte, on ne doit pas parler d’une vie, mais de deux, celle de la mère et celle de son enfant à naître. Les deux doivent être préservées et respectées, insistent les évêques.
«Notre pays a une tradition juridique sage et humaine de protéger la vie humaine dès la conception. Cette protection, plus que d’exprimer un point de vue religieux, est une manifestation du respect dû à toute vie humaine qui est la base du fonctionnement du système des droits de l’homme.»
Pour la conférence épiscopale, une décision législative qui favoriserait la dépénalisation de l’avortement aurait des conséquences non seulement juridiques, mais aussi culturelles et éthiques. Les lois façonnent la culture de la population et une législation qui ne protège pas la vie promeut une culture de mort, estiment-ils.
La déclaration conclut avec une autre citation du pape François: «Fréquemment, pour ridiculiser allègrement la défense que l’Église fait des enfants à naître, on fait en sorte de présenter sa position comme quelque chose d’idéologique, d’obscurantiste et de conservateur. Et pourtant cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. Elle est une fin en soi, et jamais un moyen pour résoudre d’autres difficultés. Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment.» (EG 213) (apic/aica/mp)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/on-ne-resout-pas-un-probleme-en-eliminant-une-vie/