Indignation des opposants à la théorie du genre
Fribourg, 11 novembre 2014 (Apic) La Faculté des lettres de l’Université de Fribourg décernera le titre de Docteur honoris causa à Judith Butler, professeure au Département de littérature comparée de l’Université de Berkeley en Californie, connue pour sa critique systématique de l’identité sexuelle – qui suscite l’ire des opposants à la théorie du genre.
«Il n’y a pas de provocation ni d’idéologie derrière ce choix», assure Marc-Henry Soulet, doyen de la Faculté des lettres, « surpris par la tournure des événements », selon Le quotidien fribourgeois La Liberté, dans son édition du 11 novembre 2014.
La polémique a pris de l’ampleur sur Internet. Le « Salon Beige », un blog d’information qualifié d' »ultra-catholique », a en effet révélé le 8 novembre 2014 la désignation de Judith Butler « pour recevoir un Doctroat Honoris Causa ». Le site s’étonne d’un tel choix au sein d’une « université catholique » ainsi que de la présence du Maître de l’Ordre des Dominicains, le Père Bruno Cadoré, lors de la remise des doctorats. « Est-ce une reconnaissance explicite de l’idéologie du Gender par les Dominicains? », s’interroge le blog d’information, avant d’appeler les internautes à « communiquer leur indignation aux autorités compétentes » – notamment au Père Bruno Cadoré; au recteur de l’Université, le Père Guido Vergauwen; au nonce apostolique, Mgr Diego Causero; ou encore à l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, Mgr Charles Morerod.
L’évêché de Lausanne, Genève et Fribourg a souhaité réagir à ces affirmations. Le 11 novembre 2014, il précise dans un communiqué que » L’Université de Fribourg n’est pas et n’a jamais été une Université catholique, au sens juridique du terme », mais « une Université d’Etat fondée au XIXe siècle dans un canton catholique », traditionnellement appelée catholique. » La Faculté de théologie est la seule formellement liée à l’Eglise et elle a un Grand Chancelier qui est le Maître général des dominicains. Celui-ci doit approuver les doctorats honoris causa de la Faculté de théologie, mais il n’a absolument aucun rôle dans les autres Facultés. »
Des propos que confirme à l’Apic le doyen de la Faculté de théologie Franz Mali. « S’il est légitime que certaines personnes puissent regretter ce choix, la Faculté de théologie n’a ni le droit, ni les moyens d’intervenir. La Faculté des lettres est souveraine quant à cette décision. Nous pouvons certes affirmer notre opinion, interpeller différentes personnes, mais en aucun cas empêcher l’attribution de ce diplôme ». (apic/com/sb/liberte/pp)
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