Nourriture et soutien scolaire
Bangui, 26 novembre 2014 (Apic) L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, a emmené le 24 novembre 2014 une délégation catholique auprès des ex-combattants des Séléka, regroupés au camp Béal, a rapporté l’Agence d’information de l’Afrique centrale (ADIAC). Le site abrite depuis le 5 décembre 2013, 847 anciens soldats, majoritairement musulmans. Les conditions sanitaires y sont « à peine supportables » et la faim reste la première difficulté.
Au cours de cette visite, le chef de l’Eglise catholique de Centrafrique et sa délégation ont remis aux ex-combattants de la nourriture préparée et distribuée sur place. « Dans ce camp Béal, vivent des hommes des femmes et des enfants. Tous sont enfants de Dieu, des êtres humains que le Seigneur a créés à son image et que j’ai l’obligation de rencontrer », a déclaré Mgr Nzapalainga.
« C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, j’ai lancé un appel à tous les fidèles en leur disant que le temps d’aller à la rencontre de nos frères est venu », a ajouté l’évêque. « On nous a apporté à manger et on a fait venir des médecins pour nous soigner, je suis très contente. Je souhaite que les Centrafricains puissent pratiquer le pardon en vue la réconciliation de notre pays », a déclaré Nina Ringui, prisonnière depuis le 5 décembre 2013.
Pour faire face aux multiples besoins des personnes qui vivent au Camp Béal, un prêtre, le Père Patrick Mbea, y mis sur un pied une école pour la centaine d’enfants vivant sur place. Le projet sera étendu aux autres sites de cantonnement et à d’autres camps de déplacés internes de Bangui. « Nous sommes en train de recenser ces enfants pour voir avec le concours de certains partenaires comme l’UNICEF la Minusca (Mission des Nations-Unies en Centrafrique), comment faire pour ouvrir des classes d’instruction de ces enfants », a-t-il déclaré le Mgr Nzapalainga. (apic/adiac/ibc/pp)
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