Rome: Le Vatican s’associe au BICE contre le harcèlement sur internet

Une pétition a recueilli plus de 10’000 signatures

Rome, 10 décembre 2014 (Apic) Le Conseil pontifical Justice et Paix s’associe à la campagne internationale de mobilisation «Stop au harcèlement sur internet», à l’occasion du 25e anniversaire de la Convention des droits de l’enfant. Devant la presse, Olivier Duval, président du Bureau international catholique de l’enfance (BICE) a remis le 9 décembre 2014 au cardinal Peter Turkson une pétition ayant recueilli plus de 10’000 signatures durant la campagne.

Le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, a expliqué à la presse vouloir «donner de la visibilité à cette très inquiétante nouvelle forme de violence contre les jeunes et très jeunes». Le Saint-Siège avait été parmi les premières entités à ratifier, le 20 novembre 1989, la Convention relative aux droits de l’enfant.

Une ancienne victime témoigne de son calvaire

Une ancienne victime de cyber-harcèlement, Laetitia Chaput, a raconté à la presse son calvaire. Pendant près d’un an, cette jeune d’une vingtaine d’années a été harcelée quotidiennement par des messages à connotation sexuelle via le réseau social Facebook et sur son téléphone portable. Seule sa tentative de suicide a fini par alerter la gendarmerie, contactée, en vain, plusieurs fois auparavant. Aujourd’hui, Laetitia est toujours sur Facebook. «Mais mon utilisation est totalement différente, a-t-elle confié à I.MEDIA. J’ai un profil professionnel avec mon vrai nom et un profil privé sous un autre nom. Je n’accepte dans mes contacts que mes amis les plus proches de la vie réelle». «Je ne veux pas faire l’amalgame entre les réseaux sociaux et ce qui m’est arrivé, ajoute-t-elle. Le problème, c’est l’utilisation de tout cela».

La pétition du BICE propose notamment d’adhérer à une «charte d’engagement contre le harcèlement sur internet», qui incite par exemple à «réfléchir avant de publier quelque chose» sur le web, ne pas partager des contenus tels que des «rumeurs, moqueries, injures ou menaces», ou encore à «parler» si l’on est victime ou témoin de cyber-harcèlement. Selon une enquête de l’Observatoire des droits de l’Internet menée en 2013 auprès de 20’000 jeunes Européens, un jeune sur trois avoue avoir déjà été victime de cyber-harcèlement. (apic/imedia/bl/bb)

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