Les terroristes justifient l'esclavage des femmes «non croyantes» par la loi islamique

Irak: L’EI aurait exécuté 150 femmes qui refusaient d’épouser des djihadistes

Bagdad/Washington, 18 décembre 2014 (Apic) Les terroristes de l' »Etat islamique » (EI) ont exécuté 150 femmes – dont certaines étaient enceintes – parce qu’elles avaient refusé d' »épouser » des djihadistes de l’EI, affirme le Ministère irakien des droits de l’homme sur son site internet (www.humanrights.gov.iq).

Ces assassinats auraient été commis dans la ville irakienne de Falloujah, aux mains de l’EI depuis janvier 2014. Selon les autorités irakiennes, les victimes ont été enterrées dans deux fosses communes près de la ville.

L’EI diffuserait également à Mossoul des brochures permettant la propriété des femmes et des enfants non musulmans et approuvant explicitement la violence physique et l’esclavage. Le viol de non musulmans et les rapports sexuels avec des petites filles sont également permis, selon l’Institut MEMRI (Middle East Media Research Institute) basé à Washington. Cet organisme collabore avec le gouvernement américain et « soutient le combat des Etats-Unis dans la guerre contre le terrorisme ».

MEMRI (www.memri.fr) rapporte que le « Département de la recherche et de la fatwa » de l’Etat islamique (EI) a publié une brochure sur le sujet des captives et esclaves. Elle explique que les femmes susceptibles d’être réduites en esclavage sont les « non-croyantes » issues de religions non islamiques comme le judaïsme et le christianisme, ainsi que les polythéistes. L’EI aurait capturé en août dernier, lors de l’assaut sur la ville de Sinjar, des milliers de filles et de femmes yézidies.

Le document, qui est daté du mois de Muharram 1436 (octobre/novembre 2014) et a été imprimé par la maison d’édition de l’EI, la Bibliothèque Al-Himma, est intitulé « Su’al wa-Jawab fi al-Sabi wa-Riqab » (Questions et réponses sur la prise de captives et esclaves). Il a vraisemblablement été publié pour répondre aux nombreux rapports faisant état de la capture de filles et femmes yézidies par l’EI pour en faire des esclaves sexuelles.

Viol et pédophilie permis selon l’interprétation que fait l’EI de la loi islamique

Rédigé sous forme de questions et réponses, le document clarifie la position de la loi islamique (selon l’interprétation qu’en fait l’EI) sur diverses questions. On y lit qu’il est permis d’avoir des rapports sexuels avec des esclaves non-musulmanes, y compris des jeunes filles, et qu’il est également permis de les battre et d’en faire commerce.

« Les incroyantes qui ont été capturées et amenées en la demeure de l’islam nous sont permises, après la distribution que l’imam en aura faite », peut-on lire. Le texte permet d’avoir des rapports sexuels avec les captives et les esclaves, de les vendre ou de les offrir en cadeau, « parce qu’elles sont simple propriété dont on peut disposer à son gré, tant que cela ne cause pas de dommage ou préjudice » [à la communauté des musulmans].

Des djihadistes au marché des esclaves

En cas de mort du « propriétaire », les captives sont distribuées dans le cadre de sa succession, tout comme le reste de ses biens. Le texte du « Département de la recherche et de la fatwa » affirme encore qu’il est permis d’avoir des rapports avec une femme esclave qui n’a pas atteint la puberté « si elle est capable de rapports; toutefois si elle n’est pas apte aux rapports sexuels, on se contentera d’en jouir sans rapport ». La brochure de l’EI précise que « la fuite d’un esclave homme ou femme fait partie des plus graves péchés ».

La pratique de l’esclavage sexuel au sein du so-disant « Etat islamique » a été documentée dans une vidéo montrant les djihadistes de l’EI en train de marchander pour acheter des esclaves. (apic/com/memri/be)

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