Rome: «Le pape veut guérir en profondeur nos comportements»
Rome, 30 décembre 2014 (Apic) Selon le porte-parole du Saint Siège, «le pape veut guérir en profondeur nos comportements». Dans la traditionnelle interview-bilan accordée en fin d’année à ‘Radio Vatican’, le Père Federico Lombardi, revient sur les sévères critiques du pape François contre les ‘maladies’ de la curie romaine.
Dans cet entretien, diffusé le 29 décembre 2014, le directeur du Bureau de presse du Saint Siège relève que la réforme de la curie n’a pas d’abord un caractère logistique et organisationnel mais concerne surtout les comportements. Pour le pape, «le coeur de chaque réforme est intérieur : les réformes partent du coeur», a expliqué le ›porte-parole’ du Vatican
Les discours prononcés par le pape avant Noël, aussi bien devant la curie qu’avec les employés du Vatican montrent, selon le Père Lombardi, que le pontife souhaite «guérir en profondeur nos comportements». «Tous les problèmes ont (…), non seulement une dimension de caractère organisationnel, mais aussi une dimension de comportements : de comportements appropriés, de capacité à dialoguer, de disponibilité au service, de purification intérieure…».
Le 22 décembre dernier, lors de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux aux cardinaux et évêques de la curie romaine, le pape avait dressé une liste très sombre d’une quinzaine de «maladies» qui menacent le gouvernement de l’Eglise, appelant les prélats à un véritable examen de conscience. «La réforme est un thème pérenne de la vie chrétienne. Le thème de la conversion du chrétien ne doit pas être quelque chose de superficiel, purement organisationnel», a expliqué le Père Lombardi.
Le Père Lombardi a aussi souhaité que, lors du prochain Synode des évêques sur la famille, en octobre 2015, le pape ne soit pas «distrait par des thèmes de caractère marginal ou qui peuvent prêter à polémique». Il souhaite que le pape «réussisse à conduire l’Eglise vers une réflexion sur des thèmes vraiment fondamentaux, qui concernent la famille», sans se laisser distraire par des thèmes qui bien qu’importants, restent de caractère marginal ou polémique, Une référence à peine voilée à certains thèmes évoqués au cours de l’assemblée extraordinaire d’octobre dernier tels que l’homosexualité. Avec quelques autres, cette thématique aurait occulté aux yeux des pères synodaux des sujets plus importants comme la dimension sacramentelle du mariage, l’éducation des enfants ou encore de l’ouverture à la vie.
Au fil de cet bilan, le père Lombardi est également revenu sur les voyages du pape François au cours de l’année 2014. Il a souligné leur caractère œcuménique à Jérusalem ou en Turquie, le rapprochement avec l’Asie grâce au voyage en Corée du Sud en 2014, puis au Sri Lanka et aux Philippines en janvier 2015, leur dimension européenne avec l’Albanie et les institutions européennes à Strasbourg, et enfin la dimension des «martyrs» en Corée, en Albanie et en Terre Sainte.
Le Père Lombardi a enfin voulu souligner l’importance de la «culture de la rencontre», un thème cher au pape François : s’il reconnaît l’avoir «un peu sous-évalué» au début, il lui trouve aujourd’hui de «nombreuses dimensions : religieuse, spirituelle etc. – mais aussi celle de caractère œcuménique ou politique, qui exprime une caractéristique de ce pontificat». (apic/imedia/bl/mp)
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