Rome/Genève: Mgr Tomasi revient sur les engagements du Saint-Siège à l'ONU durant l'année 2014

Conflits au Moyen-Orient et migrations

Rome, 3 janvier 2015 (Apic) Sous forme de bilan, Mgr Silvano Tomasi, observateur permanent à l’ONU à Genève, est revenu sur deux faits d’actualité qui ont marqué l’engagement du Saint-Siège aux Nations-Unies durant l’année 2014: les conflits au Moyen-Orient et les migrations. Au micro de Radio Vatican, il a également évoqué, le 1er janvier 2014, l’influence du pape François au sein de l’ONU.

«Du point de vue du Saint-Siège, la paix au Moyen-Orient est importante», a-t-il affirmé. «Non seulement parce qu’elle est la base du développement de cette région (…), mais parce qu’il y a des risques sérieux que les communautés chrétiennes soient complètement expulsées de la région». L’observateur permanent du Saint-Siège affirme avoir reçu, au long de l’année, des autorités religieuses des ces zones de conflits pour «discuter de la paix et des besoins des réfugiés».

Une régions divisées par trois guerres

L’évolution de la situation au Moyen-Orient demeure incertaine aux yeux de l’évêque. La volonté politique de chercher la paix n’est pas «évidente» du côté des grands pouvoirs. Seul un accord international pourrait faire avancer les choses dans une région où trois guerres sont en train de se dérouler – «la compétition entre les grands pouvoirs comme les Etats-Unis et la Russie, celles qui opposent les pays sunnites et les pays chiites ainsi que les tensions internes entre le gouvernement et l’armée syrienne». «Il faudrait réunir tous ces représentants autour d’une même table pour trouver un accord de paix et travailler à la reconstruction de ces pays», affirme Mgr Tomasi, «ce qui n’est pas facile».

Le problème de la migration

En ce qui concerne le thème de la migration, l’observateur du Saint-Siège estime qu’elle concerne l’ensemble de la communauté européenne – «et pas seulement l’Espagne, la Grèce ou l’Italie». «La solidarité demande que l’on trouve des moyens de prévenir cette tragédie car les relations internationales sont en quelque manière responsables de cette situation. Il faut traiter les causes politiques et économiques qui forcent ces personnes simples à chercher une vie meilleure», affirme le prélat.

François et l’ONU

Mgr Tomasi s’est également exprimé sur l’influence du pape François au sein des Nations-Unies. «On remarque une évolution positive», indique-t-il. «Par exemple, le nouveau Haut-Commissaire aux Droits de l’homme, un musulman, a cité le pape de manière très positive dans son discours inaugural». Autre signe de nouveauté que relève l’observateur du Saint-Siège, le fait que «presque tous les directeurs généraux des agences d’organisations internationales ont demandé à voir le pape». (apic/rv/pp)

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