« Quand le pape parle de «foi révolutionnaire», a-t-il précisé, ce n’est pas idéologiquement interprétable car c’est l’amour qui est proposé comme source d’inspiration du changement », a affirmé le père federico Lombardi. Il a précisé que le discours du pape François était en «continuité avec le magistère social de l’Eglise», et s’inscrivait ainsi dans la lignée de ses prédécesseurs. Le pape y cite d’ailleurs Jean XXIII , Paul VI et Jean-Paul II. «L’expérience personnelle» latino-américaine du pape argentin lui permet d’aborder ces thèmes avec «une sensibilité particulière, a noté le père Lombardi. « Quand le pape parle de foi révolutionnaire, il n’a pas de vocabulaire de lutte ou de violence, mais d’amour, avec passion», a-t-il encore souligné.
Le père Lombardi est également revenu sur la demande de «pardon» du pape François pour les «offenses de l’Eglise» et pour les «crimes contre les peuples autochtones» durant la colonisation des Amériques. La qualifiant de déclaration «importante» de la part d’un pape latino-américain, le ›porte-parole’ du Vatican a cependant souligné que le pontife avait lié cette déclaration à la phrase de saint Paul: «là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé». Le pape a en effet parlé des péchés commis, mais aussi de la «grâce» des prêtres qui se sont opposés aux exactions des colons, a rappelé le père Lombardi. (apic/imedia/bh)
Bernard Hallet
Portail catholique suisse