L’affirmation selon laquelle 43 suicides étaient reliés à des abus commis dans l’Eglise avait été le principal motif de la mise sur pied d’une enquête globale dans l’Etat de Victoria, puis de la formation d’une commission royale d’enquête à l’échelon national, rapporte l’hebdomadaire Weekend Australian dans sa dernière édition. Les deux enquêtes ont néanmoins révélé des abus d’une ampleur « catastrophique », affirme le journal.
L’ancienne Première ministre australienne Julia Gillard avait annoncé en 2012 la formation de la commission parlementaire d’enquête sur les abus sexuels. Dans l’Etat de Victoria, l’Eglise catholique a reconnu qu’au moins 620 enfants avaient été victimes d’abus sexuels de la part de prêtres depuis les années 1930. La plupart des cas se sont produits depuis les années 1960 jusqu’à 1980.
L’opération secrète de police, dénommée ‘Plangere’, a relevé que dans plusieurs cas de suicides, la réalité des abus n’était pas avérée. Dans certains autres cas, il a également été prouvé que les suicides n’étaient pas du tout liés à des abus sexuels.
Ces révélations mettent fortement dans l’embarras Graham Ashton, le nouveau chef de la commission royale, commente le Weekend Australian. Il apparaît notamment que les autorités étaient au courant depuis plus de deux ans que les chiffres étaient largement surestimés. Ils n’ont cependant jamais été rendus publics, malgré le dommage considérable que cela a causé à l’Eglise. (apic/wa/arch/rz)
Raphaël Zbinden
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