L’archevêque de Philadelphie s'indigne du trafic d'organes de fœtus humains avortés

Philadelphie, 14.08.2015 (cath.ch-apic) Depuis juillet 2015, plusieurs vidéos sont diffusées sur internet, révélant un vaste trafic lucratif d’organes humains prélevés sur des fœtus avortés dans le cadre de cliniques du réseau «Planned Parenthood Federation of America» (PPFA).

Mgr Charles J. Chaput s’indigne de ce scandale sur le site internet diocésain catholicphilly.com. L’archevêque de Philadelphie, qui s’apprête à accueillir le pape François et la VIII° rencontre mondiale des familles à la fin du mois de septembre, rappelle qu’avec l’avortement, ce sont des enfants que l’on tue.

Fondé en 1916 aux Etats-Unis, PPFA est un organisme qui se consacre au planning familial et milite en faveur de l’éducation sexuelle, l’accès aux soins de santé et la santé reproductive. Il est subventionné à hauteur de 500 millions de dollars par le biais de Medicaid, l’assurance publique d’Etat, et de 60 millions directement par l’Etat fédéral.

Des vidéos compromettantes

Piégée par des militants pro-life en caméra cachée, Deborah Nucatola, «Senior Director» des services médicaux de la PPFA, détaille la collecte et le trafic auxquels se livre l’organisation, qui vend des organes prélevés sur des fœtus à une société de biotechnologie. Dans une deuxième vidéo, Mary Gatter, directrice médicale de la PPFA à Pasadena et à San Gabriel Valley, en Californie, discute le prix de vente de ces organes, et souligne que les prix d’un foie ou d’un cœur sont négociables.

Les responsables de la PPFA expliquent que pour obtenir des fœtus en bon état, il leur faut parfois changer les méthodes d’avortement afin de ne pas «écraser» ou «broyer» les organes choisis. Les vidéos ont été diffusées par le Center for Medical Progress, un groupe d’activistes antiavortement. La loi fédérale américaine prohibe formellement un tel marché.

Un marché lucratif

Radio Vatican affirme que, selon certaines sources, ce trafic d’organes organisé dans le cadre du Planning familial américain pourrait rapporter 100’000 dollars par an pour une seule clinique. Après ces révélations choc, plusieurs groupes pro-vie se sont réunis à la mi-juillet devant le Capitole et la Maison Blanche pour exiger une réponse et des poursuites publiques.

Dernièrement, des inspections surprise dans ces cliniques ont dévoilé des avortements tardifs illégaux et la disparition des registres concernant les restes d’avortements. Le groupe a nié sa culpabilité dans le commerce des organes humains et fait valoir que ces fœtus dépecés pouvaient potentiellement servir à la guérison de maladies et à alléger la souffrance.

Dans son éditorial, Mgr Chaput dénonce avec force ce commerce «répugnant et barbare». Il rappelle que le droit à la vie est fondamental, qu’il est à la base de tous les autres droits. Il affirme que le meurtre délibéré d’une vie innocente et vulnérable est un acte particulièrement cruel que rien ne peut justifier. L’archevêque de Philadelphie appelle tous les chrétiens des Etats-Unis à se mobiliser contre ces pratiques. (apic/radvat/com/be)

Jacques Berset

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