Les membres du clergé sénégalais demandent aux participants du prochain synode des évêques, prévu à Rome du 4 au 25 octobre 2015, de mettre l’accent sur le caractère sacré de la famille.
A la réunion de l’UCS ont participé près de 250 prêtres des sept diocèses du Sénégal. Ses membres ont exhorté les chefs de familles du pays à s’impliquer davantage dans la formation humaine religieuse et spirituelle de leurs enfants, à vivre le mariage comme vocation, à veiller sur la qualité de leur vie familiale et à prendre leur part de responsabilité dans la vie de l’Eglise et dans la société.
Dans sa déclaration finale, l’UCS, présidée par l’abbé Camille Joseph Gomis, a lancé un appel aux décideurs, afin qu’ils adoptent une attitude courageuse dans la défense de la famille contre toutes sortes d’agressions. Ils doivent s’engager dans la protection du lien matrimonial « tel que voulu par Dieu ».
Pour les membres de l’UCS, les problèmes de la famille interpellent la pastorale, afin de faire de la cellule familiale « non seulement le sanctuaire de la vie et le lieu de sanctification de ses membres, mais aussi le creuset des différentes vocations ».
L’UCS s’est déclarée également préoccupé par le « malaise sociopolitique causé par l’extrémisme religieux dans la sous-région », ainsi par la grande crise migratoire en Europe et la situation d’instabilité politique au Burkina Faso et en Guinée-Bissau.
Selon le président de l’UCS, l’assemblée générale des prêtres à Thiès, dont c’était la 39e édition, a été l’occasion pour lui et ses confrères, de faire « une étude sociologique » de la famille sénégalaise, en relation avec le taux des vocations sacerdotales et religieuses à travers le temps. La rencontre de Thiès a esquissé des pistes d’actions pour renforcer les capacités des familles dans le don des vocations à l’Eglise. (apic/ibc/be)
Jacques Berset
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