En 4 versets, Jésus nous fait découvrir une des plus belles révélations de la Bonne Nouvelle qu’il a apportée à notre monde. Il vient de commenter une parabole à ses disciples, mais aussi aux foules avides de l’entendre, mais aussi à d’autres qui voudraient le faire taire. Et dans cette parabole, il se présente comme le Bon Pasteur, le vrai Berger de ce peuple, le berger annoncé depuis des siècles par les prophètes. C’est là en effet une image traditionnelle qui court à travers tout l’Ancien Testament et que Jésus reprend à son compte en proclamant : « Je suis le Bon Pasteur… « Et comme en conclusion de sa parabole, il déclare solennellement que : « si nous acceptons de faire partie des brebis dont il est le berger, personne ne pourra nous arracher de la main de Dieu, pas plus de la sienne que de la main de son Père « !
« Personne ne pourra nous arracher de la main de Dieu »
La main de Dieu… Nous ne sommes pas tellement habitués à entendre et surtout à utiliser cette image. Et pourtant, c’est une image classique dans la Bible, comme bien d’autres expressions. Combien de psaumes, par exemple nous la chantent :
… la terre ferme, ses mains l’ont façonnée …
… a lui la mer, ce sont ses mains qui l’ont faite…
… … ou encore :
Protège cette vigne que ta main a plantée…
… mais aussi : Tu ouvres ta main et tu rassasies tout être vivant !
Mais il nous faut le reconnaître, il y a, en Dieu, tout à la fois
– La main divine du Père, que nous n’avons jamais vue
– Et la main humaine du Christ, le Fils de Dieu fait homme, que nos ancêtres il y a 2000 ans, ont pu voir, toucher et voir agir !
« La main est l’instrument le plus perfectionné du monde « dit-on et chacun en fait l’expérience. La main du Christ, elle a aidé, elle a nourri de Nazareth à Jérusalem.
Plus encore, la main du Christ a guéri, elle a consolé, elle a aimé, du Jourdain au Calvaire.
C’est avec ces mains que le Christ nous conduit comme un berger conduit ses brebis.
Et jamais il ne lâchera cette main qu’il nous tend, à nous comme à Pierre qui avait peur de se noyer, puisqu’il nous dit et redit que « rien ni personne ne pourra jamais nous arracher des mains de Dieu, ni des siennes ni de celles de son Père du Ciel «
« La main du Christ a guéri, consolé »
C’est là une merveilleuse promesse, une source d’espérance et de salut dans toutes les difficultés que nous pouvons connaître ici-bas, dans notre vie de tous les jours.
Avec saint Paul alors, nous pouvons dire :
«Oui, j’en ai l’assurance, ni la mort ni la vie, ni le présent ni l’avenir, rien ni aucune créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur «
Il nous suffit pour cela de vouloir rester avec lui, de le prendre comme compagnon de vie, d’accepter de nous laisser conduire, enseigner, nourrir et éclairer par celui qui est notre Berger, de le suivre non pas comme des moutons bêlants ou muets, mais comme des brebis confiantes et aimantes.
4e Dimanche de Pâques
Lectures bibliques : Actes 13, 14.43-52; Psaume 99; Apocalypse 7, 9.14b-17; Jean 10, 27-30