23 nouveaux gardes suisses prêteront serment le 6 mai prochain   

Fidèles à la tradition, c’est en grande tenue, au son des trompettes et des tambours, que 23 nouvelles recrues de la Garde suisse pontificale prêteront serment au Vatican le 6 mai 2016, en présence du président de la Confédération suisse, Johann Schneider-Ammann. La plus petite et la plus ancienne armée du monde va compter 10 nouveaux gardes de langue française.

Comme chaque année, cette cérémonie colorée aura lieu au jour de la commémoration de la résistance des gardes suisses pour la défense du pape Clément VII (1523-1534), lors du Sac de Rome par les troupes de Charles Quint, le 6 mai 1527. Si le temps le permet, les nouvelles recrues de la Garde suisse pontificale prêteront serment dans la cour Saint-Damase du Palais apostolique au Vatican, en présence du substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Giovanni Angelo Becciu.

10 Romands

Parmi les 23 nouveaux gardes, 11 prêteront serment en langue allemande, 10 en français, un en italien et un autre en romanche. Le nombre des nouvelles recrues, entrées au sein de la Garde suisse entre juin 2015 et février dernier, est nettement inférieur à celui des années précédentes. A l’occasion du Jubilé de la miséricorde, plusieurs autres gardes ont en effet choisi de prolonger leur service.

Les nouvelles recrues prêteront donc serment l’une après l’autre sur le drapeau de la Garde suisse pontificale, un étendard aux armes du pape François et du pape fondateur de ce corps d’armée, Jules II della Rovere (1503-1513). Un bras sur le drapeau, et l’autre levé vers le ciel avec trois doigts tendus, chacun des nouveaux gardes jurera de «servir fidèlement, loyalement et de bonne foi, le souverain pontife régnant, le pape François, et ses légitimes successeurs, de (se) dévouer pour eux de toutes (ses) forces, sacrifiant si nécessaire (sa) vie pour leur défense». Promettant «respect, fidélité et obéissance» au pape et à leurs supérieurs, les nouveaux gardes assureront également que leur dévouement sera identique v is-à-vis du collège des cardinaux en cas de vacance du siège apostolique.

Le canton de Glaris à l’honneur

Un concert, une veillée de prière et une messe vont aussi avoir lieu les 5 et 6 mai, autour de la prestation de serment des nouvelles recrues. Cette année, le canton invité d’honneur de la journée sera celui de Glaris. Le 7 mai, le pape François recevra en audience le président de la Confédération suisse Johann Schneider-Ammann.

C’est le 6 mai 1527, lors du Sac de Rome par les lansquenets allemands et espagnols, que 147 gardes suisses moururent pour défendre le pape Clément VII, tandis que 42 autres s’échappèrent avec lui vers le château Saint-Ange où ils se réfugièrent.

La Garde suisse garantit la protection immédiate du pape, contrôlant les entrées de la Cité du Vatican et surveillant le Palais apostolique comme la Maison Sainte-Marthe, la résidence du souverain pontife. A côté des missions de sécurité, les services d’ordre et d’honneur font partie du métier de garde.

Le corps se compose de 110 hommes environ, catholiques et citoyens suisses. Pour entrer dans la Garde suisse, il faut avoir entre 19 et 30 ans, un bon état de santé, un casier judiciaire vierge, être célibataire et avoir accompli l’école de recrues de l’Armée suisse. Les gardes s’engagent pour une durée minimum de deux ans. Le grade de caporal est exigé pour ceux qui souhaiteraient se marier. (cath.ch-apic/imedia/ami/rz)

Raphaël Zbinden

Portail catholique suisse

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