«Les Polonais nous ont accueillis avec beaucoup de générosité»

A 21 ans seulement, Anne, de Fribourg, en est déjà à ses troisièmes Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Elle répond aux questions de cath.ch sur l’expérience qu’elle est en train de vivre en Pologne, pour sa troisième rencontre avec la jeunesse catholique du monde entier.

Comment se passent tes JMJ, pour l’instant?

Très bien. Bon, comme toujours, il faut un temps d’adaptation, prendre la peine d’aller vers les autres, de faire connaissance. Mais les amitiés se créent facilement, sans jugement ni a priori. Le simple fait de se savoir frères et sœurs en Jésus ouvre nos cœurs et toutes ces réserves, que nous aurions eues en d’autres circonstances, passent très rapidement à la trappe.

En Pologne, on sent que la solidarité est au rendez-vous. Le Polonais nous ont accueillis avec beaucoup de chaleur et de générosité. Chacun propose son aide dès qu’il en a l’occasion. L’ambiance est incroyable, remplie de rires et de chants. Tout en étant très vivants, les moments de prière restent respectueux et intériorisés quand il le faut. Les activités sont très variées et permettent tout autant de s’amuser que de faire grandir sa foi. Aujourd’hui, par exemple, nous sommes allés faire un tour en «bateau de pirate» sur la Baltique, et nous avons fini la journée pas des prières, des chants et des danses. Une journée idéale de JMJ!

«Être chrétien, c’est avoir le courage d’être à contre-courant»

Quelle différence entre ces JMJ en Pologne et les autres que tu as vécues?

Je ne vois pas réellement de différence au niveau du pays d’accueil. Ce qui a changé, c’est ce qui s’est opéré en mois au fil des ses différentes manifestations. J’ai pu faire grandir ma relation avec le Christ, ma vision du monde et de l’homme. L’accueil des habitants a été chaleureux dans tous les pays où je suis allée et encore une fois, avec la Pologne, il m’a conforté dans ce sentiment de fraternité chrétienne et humaine. Mais, en moi, chacune de ses JMJ a éveillé un aspect différent. A Madrid, c’est l’émotion qui a primé. Un soir, pendant l’adoration, une rencontre au «cœur à cœur» avec Dieu, un embrasement d’amour, que je ne peux décrire avec mes propres mots s’est réalisé.

Lors de ma seconde expérience à Rio de Janeiro, c’est une leçon de vérité que j’ai reçue: Etre chrétien, c’est parfois ne pas pouvoir faire de compromis, malgré les avis des autres, malgré les modes et les courants de pensée. C’est avoir le courage d’être à contre-courant, pour rester dans le vrai. Il ne me reste plus qu’à découvrir ce que Cracovie va m’apporter…

Si tu avais la chance de rencontrer le pape François, que lui dirais-tu?

Je serais d’abord très intimidée. Je ne sais pas si je pourrais faire autre chose que de pleurer de joie dans ses bras. Si j’arrivais à lui parler, je lui demanderais sans doute d’abord de prier pour ma famille. Ensuite, je le remercierais pour l’immense travail qu’il a accompli et qui permet aux catholiques d’avoir une voie à suivre, un chemin cohérent, dans un monde où tout devient possible, le meilleur comme le pire. (cath.ch-apic/rz)

Raphaël Zbinden

Portail catholique suisse

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