«Une compassion mal comprise peut menacer l’institution familiale»
Rome, 28janvier(APIC) Recevant vendredi le personnel du tribunal de la
Rote romaine, à l’occasion de l’ouverture judiciaire, Jean Paul II a rappelé que «la loi ecclésiastique se préoccupe de protéger les droits de chacun
dans le contexte des devoirs de tous à l’égard du bien commun».
Jean Paul II a mis en garde contre les distorsions qui menacent l’administration de la justice, quand des initiatives «non fondées sur la vérité
en viennent à créer des situations sociales et ecclésiales de méfiance et
de soupçon».
«La vérité n’est pas toujours facile. Cela vaut aussi pour la justice et
pour la loi», a poursuivi le pape, en s’élevant contre la tentation de réduire, au nom d’une notion mal comprise de la compassion et de la miséricorde, de graves exigences de l’observance de la loi, car si les droits de
tierces personnes entrent en jeu, la miséricorde ne peut être ni donnée ni
reçue sans faire face aux obligations correspondantes.
Il faut éviter aussi, a dit Jean-Paul II, «la tentation de manipuler des
preuves et des normes du procès pour parvenir à un but pratique, peut-être
envisagé comme pastoral, mais en dépit de la vérité et de la justice». Et
d’observer : «Même marqué par des difficultés graves, un mariage valide ne
peut pas être considéré comme invalide sans faire violence à la vérité et
saper, par là même, le seul fondement solide qui peut soutenir la vie pastorale, conjugale et sociale. Il s’agit d’un principe que je me dois de réaffirmer, en particulier pendant l’Année de la famille, tandis qu’on perçoit de façon toujours plus claire les risques qu’une compassion mal comprise font courir à l’institution familiale». (apic/sv/ba)
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