Allemagne: Mgr Kasper souhaite le règlement de l’affaire « Küng » (200194)
Vers la réhabilitation du théologien suisse?
Munich, 20janvier(APIC) Mgr Walter Kasper, évêque de Rottenburg-Stuttgart
souhaite que la permission d’enseigner retirée en 1979 au théologien suisse
Hans Küng, professeur à Tübingen, puisse lui être rendue. Interrogé lors
d’une émission de la télévision bavaroise, Mgr Kasper a déclaré qu’il serait personnellement très heureux de voir se régulariser les rapports entre
Hans Küng et le magistère. Mgr Kasper, comme Hans Küng qui participait également à l’émission, ont rappelé qu’ils avaient longtemps collaboré et
qu’ils restaient en dialogue. Dialogue qu’Hans Küng a qualifié de long,
d’ouvert et d’amical.
Mgr Kasper a expliqué que la décision sur la restitution de la permision
d’enseigner ne pouvait se faire sans l’avis de Rome. Les livres de Hans
Küng ont été traduits en de nombreuses langues et les questions qu’il pose
dépassent le cadre d’un seul diocése. C’est pourquoi une décision de
l’Eglise universelle est nécessaire.
Ce à quoi Hans Küng réplique que selon le concordat, la permission
d’enseigner ne dépend pas du Vatican, mais de l’évêque du lieu. Il se déclare persuadé que Mgr Kasper, « s’il pouvait faire ce qu’il veut me rendrait ma permission d’enseigner ».
Mgr Kasper estime que pour une restitution de la « mission canonique’ il
faut que les causes qui ont amené sont retrait puissent être considérées
comme sans objet. Les questions soulevées à l’époque sur les structures et
l’infaillibilité de l’Eglise sont fondamentales, car elles touchent à la
nature même de l’Eglise. Mais beaucoup de choses ont été écrites à ce sujet.
Les récentes déclarations de Küng sur le nouveau Catéchisme laissent
voir une divergence considérable entre le magistère et le théologien. La
permission d’enseigner est un signe de confiance entre le théologien et le
magistère et vice-versa. Ce rapport de confiance doit être restauré et ceci
des deux côtés.
Pour Hans Küng les raisons du retrait ont toujours été sans objet. On ne
peut pas établir un « rapport de confiance mystique » entre le magistère et
la théologie. Il suffit dans son enseignement de rester dans les limites
fixées par l’Evangile et la tradition ecclésiale. Du magistère, Hans Küng
attend d’abord la tolérance. « Je n’attends pas que la pape dise ce que je
dis. Aucun théologien ne peut prétendre cela, mais il peut attendre d’être
toléré dans le cadre du monde catholique. » (apic/kna/mp)
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