Rome: Appel du Conseil pontifical Justice et Paix pour les Balkans

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«Il faut plus de courage pour faire la paix que pour faire la guerre

Rome, 11janvier(APIC) A quelques jours de la Journée mondiale de prière

pour la paix dans les Balkans fixée au 23 janvier, le Conseil pontifical

Justice et Paix publie par la voix de son président, le cardinal Roger Etchegaray un appel à la paix. «C’est un crime de non-assistance que de laisser les peuples s’entre-déchirer et attendre une paix qui serait le fruit

pourri d’un épuisement ou d’un écrasement des uns par les autres», dénonce

le cardinal dans ce message intitulé «Oui, la paix est possible».

Mgr Etchegaray estime que le paix est possible «si nous savons veiller

et prier» comme l’a répété le pape Jean Paul II à l’issue de la récente

rencontre de réflexion au Vatican. «La prière, ferme comme l’acier quand

elle est trempée au feu du sacrifice et du pardon, est la seule arme efficace pour pénêtrer jusqu’au coeur, là où naissent les passions de l’homme.»

Pour Justice et Paix, la paix est toujours possible si elle est vraiment

voulue. Beaucoup s’y emploient dans les Balkans, soit par l’action politique, soit par l’aide humanitaire. Un chantier aussi difficile a besoin du

soutien de tous. Le cardinal constate en outre que les dirigeants politiques des Balkans ne donnent pas assez la parole aux peuples qui aspirent à

la paix et ne font pas l’effort nécessaire pour casser la logique de guerre. «L’homme n’est pas fait pour vivre selon la loi de la jungle» soulignet-il.

«Il faut plus de courage pour faire la paix que pour faire la guerre.»

Et Justice et Paix de dénoncer comme un crime le fait de laisser les gens

s’entretuer jusqu’à un écrasement total. La paix est possible, même si

l’histoire des Balkans n’a pas toujours été pacifique, même si subsite la

conscience amère d’avoir été souvent chacun victime de l’autre. C’est là

que se trouve la racine d’un conflit que les contradictions de la communauté intenationale n’ont fait qu’aggraver. «Le concept de purification ethnique est anachronique, pire encore antinaturel» déplore Mgr Etchegaray.

La paix est possible si elle se fonde sur la justice. Chaque personne,

chaque communauté a droit à son existence, au respect de sa culture et de

son identitié. Une paix basée sur un marchandage territorial ne saurait

être une paix durable.

Face à l’attitude internationale, le message n’hésite pas à parler de

«démissions collectives qui prennent la figure macabre de la lâcheté la

plus honteuse». En conclusion Justice et Paix rappelle que les responsables

des communautés religlieuses ont une mission commune de paix. «La paix est

possible, Dieu la confie entre nos mains». (apic/com/mp)

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