allemande font d?sormais partie de l’Eglise du canton
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(SPP/11.01.1994) Ev?nement attendu depuis des ann?es: les paroisses de
langue allemande dans le canton de Vaud font d?sormais partie
int?grante de l’Eglise ?vang?lique r?form?e vaudoise. C’est la suite
annonc?e des d?cisions du Grand Conseil en 1989. Si cette
r?gularisation ne porte pas ? grandes cons?quences pour les
paroissiens, elle revet une signification importante, puisqúelle
marque l’int?gration de ces protestants al?maniques – ou germanophones en
g?n?ral – dans l’Eglise de leur canton d’accueil. Et ceci ? moindre co?t
pour l’Etat, qui ne fait qúofficialiser des postes de paroisses auxquelles
il payait d?j? des subventions.
Depuis les ann?es trente, la paroisse germanophone de Villamont, ?
Lausanne, faisait partie de l’Eglise ?vang?lique r?form?e du canton de Vaud
(EERV). Mais il existait d’autres paroisses de langue allemande qui
fonctionnaient de mani re quasiment congr?gationaliste, c’est-?- dire
sans lien avec l’EERV. Elles engageaient de leur propre chef leurs
pasteurs et g?raient leurs finances en toute ind?pendance. Ces paroisses
recevaient toutefois une subvention de l’Etat, au meme titre que d’autres
institutions. Cette subvention s’?tant accrue avec le temps, la
r?organisation de l’Eglise intitul?e « Horizon 90 » a pr?vu de r?gulariser 6
postes pastoraux de langue allemande, parmi les 18 postes vot?s par le
Grand Conseil. Le d?cret pr?voyait le d?gel de ces 6 postes pour 1994.
C’est ainsi qúils entrent d s le 1er janvier dans le nombre des
postes ? disposition de l’EERV, sans pour autant entra?ner de
cr?ation de postes. Ce sont donc actuellement 16 postes au total, sur
les 18 pr?vus par le Grand Conseil, qui ont ?t? r?gularis?s. Comme le
fait remarquer Mme Henriette Hartmann, conseill re synodale: « Par ailleurs
l’Etat nous a demand? de geler cinq autres postes, dans le cadre des
?conomies ? r?aliser en 1994. » Ces postes ne seront pas « gel?s » ?
proprement parler, puisqúils seront en fait ?conomis?s par le jeu des
d?parts et repourvues. En outre, le Conseil d’Etat a demand? encore
d’autres efforts ? l’Eglise. Plusieurs suppressions de subventions ont
d?j? ?t? annonc?es lors du Synode d’automne: l’Eglise devra ?conomiser
d’ici 1997 plus de 1,227 million en subventions. En feront
principalement les frais la FOPIEMS (Fondation pour une pastorale
interconfessionnelle en EMS), les aumoneries dans les maisons d’?ducation
sp?cialis?e, les frais de prise en charge d’aumoniers-stagiaires au CHUV
et ? Cery (voir SPP- informations 22/1993). A charge de l’EERV de
reprendre le financement des t?ches qúelle jugera vraiment n?cessaires.
Pour les paroissiens de langue allemande, cette r?gularisation ne
changera pas radicalement leur vie: ils recevront le courrier de
l’Eglise vaudoise; leurs pasteurs seront install?s sur une d?cision du
Conseil synodal et selon les directives de l’EERV. Mais , tout en ?tant
inscrits officiellement dans une paroisses de langue allemande, ils
conserveront la possibilit? de se rendre au culte dans le temple de leur
choix; leurs enfants suivront le cat?chisme avec un mat?riel
al?manique, ou en fran?ais, avec leurs camarades d’?cole. Restent quelques
questions en suspens. Et premi rement celle qui concerne l’impact
financier de cette nouvelle appartenance eccl?siale pour les paroissiens:
dans quelle mesure les paroisses de langue allemande
contribueront-elles aux cibles financi res de l’Eglise vaudoise?
Quelle sera leur participation ? l’effort Terre Nouvelle (oeuvres et
mission)? Cela reste encore ? n?gocier, de meme que le statut de la
« F?d?ration des paroisses de langue allemande » – qui semble devenir
d?sormais inutile – et le cahier des charges de la nouvelle « Commission
des paroisses de langue allemande », appel?e ? remplacer l’ancienne
« Commission de patronage ». Quoi qúil en soit, la conseill re synodale
Hartmann fait part de sa satisfaction que la d?cision du Grand Conseil
entre en vigueur: « Il est tr s important que ces protestants de langue
allemande se sentent int?gr?s ? l’Eglise locale, meme s’ils continuent ?
prier dans la langue de leur enfance. Cette langue reste celle des
choses intimes, tel le sentiment religieux. Et il est bon que les
gens puissent c?l?brer le culte dans leur langue maternelle, tout
particuli rement dans notre religion de la parole. » (SPP/jms) ——–C
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