France: morale chrétienne face (100194)
Les évêques français mettent en garde les parlementaires
Paris, 10janvier(APIC) Le Conseil permanent des évêques de France s’inquiète des procréations médicalement assistées. Au moment où le Parlement
français s’occupe à nouveau de légiférer sur ce sujet, les évêques français, dans une déclaration publiée lundi à Paris, rappellent quelques principes moraux à l’adresse des croyants, en particulier « le respect dû aux
relations humaines fondatrices qui président à la conception et à la naissance et le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie ».
« La loi civile est une réalité distincte de la loi morale et elle n’a
pas à en poser toutes les exigences, affirme d’abord la déclaration. Les
termes doivent en être énoncés en vue de réaliser le bien commun sous tous
ses aspects, comprenant le respect de l’ordre public et la promotion des
valeurs morales. Le législateur doit veiller à ce qu’elle ne contredise pas
la loi morale sur les points les plus graves. « Si la loi civile tolère certaines activités à propos desquels des tentatives de répression produiraient des maux plus graves, qu’elle n’en vienne pas à les légitimer », insiste
le Conseil permanent.
La déclaration des évêques souhaite ensuite que la loi respecte l’accueil d’une naissance: « Le couple marié, engagé à la fidélité dans la durée, devant la société – et s’il est croyant, devant Dieu – est le lieu moralement exigé pour la conception de l’accueil d’une naissance. La loi
devrait respecter et favoriser cette exigence ».
L’appel à la médecine est acceptable, mais…
La déclaration condamne certaines pratiques, qui aux yeux du Conseil
permanent ne sont pas conformes à la morale chrétienne: « L’union des époux
est le geste à partir duquel une conception peut moralement être obtenue.
L’appel à la médecine pour faciliter une conception est moralement acceptable quand il ne conduit pas pas à contourner l’union conjugale. La cession
de gamètes à autrui, la réception de gamètes provenant de tiers, la réception d’embryons hors du couple ne sont pas conformes à la morale. La loi ne
peut justement ni encourager ces pratiques ni les accepter à l’égal de la
procréation humaine. Elle doit les restreindre dans un champ soigneusement
circonscrit si le législateur espère ainsi empêcher les abus les plus graves ».
Les évêques français exigent enfin que l’être humain soit respecté comme
une personne dès sa conception: « Ni la congélation de l’embryon, ni les interventions expérimentales opérées au prix de sa survie ou de son intégralité ne permettent justement pas ce respect de la personne. La loi doit
proscrire toute pratique qui, fût-ce au nom de l’efficacité médicale ou au
nom de la recherche scientifique, contredit cette exigence ». (apic/com/ba)
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