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Amnesty International dénonce les violations de leurs droits
Londres/Berne, 6janvier(APIC) Quatre ans après l’élaboration de la Convention de droits de l’enfant par les Nations Unies et sa signature par
plus de 160 Etats, de nombreux enfants sont toujours victimes de graves
violations de leurs droits fondamentaux. C’est ce que dénonce Amnesty international (AI) dans un communiqué diffusé vendredi à Berne. «La jeunesse
n’est pas une protection contre les escadrons de la mort ni contre les violeurs, les assassins, les tortionnaires ou les bourreaux agissant pour le
compte de gouvernements.»
Dans un certain nombre de pays, les violations des droits de l’enfant
font partie intégrante du sytème légal. Ainsi en Irak, au Bangladesh, au
Pakistan et aux Etats-Unis, les mineurs délinquants peuvent être condamnés
à mort. Ils ne sont pas moins de 29 aux Etats-Unis à être actuellement sous
le coup d’une telle condamnation, remarque AI. La Géorgie et le Missouri
ont procédé cette année à leur première exécution de mineurs depuis plus de
trente ans. Au Texas, dix adolescents attendent dans le couloir de la mort
et deux ont été exécutés. La majorité d’entre eux sont noirs ou
appartiennent à d’autres minorités ethniques. Plusieurs n’ont pas bénéficié
d’une protection légale adéquate pendant leur procès.
Dans d’autres pays les enfants des rues considérés comme «socialement
indésirables» sont assassinés par des escadrons de la mort souvent constitués de policiers. C’est le cas notamment du Brésil et de la Colombie où
2’800 enfants des rues ont été tués en 1991. A Bogota l’été dernier, les
assassins ont poussé le cynisme jusqu’à distribuer des tracts invitant les
enfants des rues à assister à leurs propres funérailles.
De nombreux enfants sont également emprisonnés, parfois simplement en
raison de leur origine ethnique ou de la région où ils vivent. C’est le cas
de Tenzin Dekyong, novice âgée de seize ans d’un monastère bouddhiste du
Tibet. Arrêtée en mars 1993 par la police chinoise pour avoir participé à
une manifestation contre l’occupation chinoise, la jeune fille est toujours
emprisonnée et aurait été battue. C’est le cas aussi de Mirsida, une adolescente musulmane de Bosnie-Herzégovine. Capturée avec d’autres jeunes
filles par les Serbes, elle a été violée. Plus personne ne l’a revue depuis.
Les Nations Unies et les pays du monde entier reconnaissent dans la Convention que les enfants ont besoin d’une protection particulière. Quand les
gouvernements vont-ils enfin se décider à leur accorder cette protection,
interroge en conclusion AI.(apic/com/mp)
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