9 janvier: Solidarité avec les mères en détresse (060194)
Lucerne, 6janvier(APIC) La situation économique et sociale en Suisse ne
fait que se dégrader et parmi les personnes les plus vulnérables, on rencontre de plus en plus de mères mariées avec enfants. Le Fonds de solidarité pour futures mères en détresse (SOFO) de la Ligue suisse de femmes catholiques, qui fait appel à la solidarité des catholiques lors de sa quête
annuelle – cette année le dimanche 9 janvier (le 16 dans le diocèse de Bâle) – est de plus en plus sollicité.
En 1993, le Secrétariat romand du SOFO à Neuchâtel a aidé 272 mères,
sans distinction de race, nationalité ou religion, pour un montant approchant les 300’000 francs.
« Tant qu’il n’y aura pas en Suisse une réelle protection de la maternité, l’aide privée restera pour beaucoup la seule réponse à leur situation
de pauvreté et de misère », constate la Fribourgeoise Madeleine Rosset, présidente du Comité régional de Suisse romande, à Prez-vers-Noréaz. Le Comité
romand du Fonds de solidarité constate que la crise économique, qui touche
en particulier la Romandie, a fragilisé bien des familles, dont le mari est
devenu chômeur, ou la mère a perdu son emploi.
Ainsi, sur les 272 cas aidés l’année dernière, la grande majorité concerne des femmes mariées, et non pas des mères célibataires, veuves ou divorcées, constate Brigitte Sandoz, secrétaire du Fonds à Neuchâtel. On note
également la présence d’un certain nombre de mères de famille de l’ex-Yougoslavie qui ont rejoint leur mari en Suisse et accouché sans avoir d’assurance ou qui n’ont pas été assurées à temps.
Le Fonds de solidarité, qui a été créé en 1976 par la Ligue suisse de
femmes catholiques avant la votation concernant l’avortement et la solution
des délais, assure une contribution financière – par le biais de services
sociaux officiels ou privés, comme Caritas, SOS Futures Mères, des
paroisses, etc. – à des femmes en difficulté à cause d’une grossesse ou
d’une naissance. L’aide est transitoire et permet de passer un cap diffiicile, d’éponger une dette, de payer les frais d’accouchement ou d’effectuer
les achats nécessaires à la mère et à l’enfant.
Dans certains cas, il s’agit d’aider des familles qui avaient même à une
certaine époque de bons revenus, mais qui ont été destabilisées par la perte d’emploi ou la maladie, et qui n’ont pas encore eu par exemple la possibilité de déménager pour trouver un appartement moins cher. Il est intéressant de voir que ce sont de plus en plus des familles constituées et de
moins en moins des mères seules qui font appel au Fonds, note B. Sandoz,
« signe de l’aggravation de la crise économique ». (apic/be)
(Fonds de Solidarité pour futures mères en détresse, Secrétariat romand,
Vieux-Châtel 2, 2000 Neuchâtel, CCP 20-3557-5)
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