Les évêques espagnols n’en veulent pas
Madrid, 25février(APIC) Les évêques espagnols ne veulent pas d’une Europe
nouvelle qui se ferait au détriment des pauvres. «Certaines lois économiques qui sont à la base de la création de la nouvelle Europe ont actuellement des répercussions sur des secteurs faibles de la vie économique, ce
qui augmente le chômage, et par conséquent la pauvreté». Les évêques d’Espagne s’en inquiètent dans un important document qu’ils viennent de publier
sur «La charité dans la vie de l’Eglise».
Signé par le Comité permanent de la Conférence épiscopale espagnole, le
récent document a été présenté le 21 février à Madrid en même temps qu’une
étude fouillée sur la pauvreté en Espagne, publiée sous le titre «L’Eglise
et les pauvres». Ce second document, qui a servi de base au premier, est le
fruit du travail d’une Commission épiscopale chargée de la pastorale sociale.
L’ensemble du document «La charité dans la vie de l’Eglise» avait été
discuté en novembre dernier par tous les évêques réunis en assemblée
plénière. Mais la diversité des critères avait alors retardé l’approbation
du document, sauf pour la partie consacrée aux propositions d’action
pastorale. Lors de sa réunion du 9 au 10 février dernier à Madrid, le
Comité permanent de l’épiscopat a donné le feu vert pour la publication de
ce document, en approuvant son introduction.
L’Eglise au service des pauvres
Dans leur analyse, les évêques constatent que «l’exploitation tous azimuts de la nature, qui est la conséquence d’un mercantislisme incontrôlé,
met en péril l’équilibre écologique autant que l’équilibre économique». Le
document considère que «la pauvreté a surtout une dimension universelle».
Aussi importe-t-il de «mieux connaître les formes les plus graves de pauvreté et de marginalisation ainsi que les phénomènes sociaux qui sont à
l’origine de cette situation».
Pour le Comité permanent de l’épiscopat espagnol, «ce qu’on appelle la
diaconie ou le service de la charité devient une partie intégrante de l’annonce de l’oeuvre salutaire et libératrice de Jésus». Pour les évêques, la
pastorale de la charité a besoin d’une révision, qui doit tourner autour
d’un axe: le sens et la dimension de la vie ecclésiale. «Il ne suffit pas
d’affirmer que c’est dans l’Eglise que se réalise de manière diverse la
pastorale de la charité. Il faut en arriver à découvrir que c’est l’Eglise
elle-même qui l’accomplit dans la pluralité de ses sujets individuels, collectifs et institutionnels». (apic/cip/pr)
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