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des Lords maintient la condamnation de l’euthanasie
Contre le projet du gouvernement
Londres, 17février(APIC) Une Commission de la Chambre des Lords de Grande-Bretagne a décidé jeudi, contre toute attente, de maintenir la condamnation légale de l’assistance au suicide ainsi que de l’euthanasie active et
passive. Ses quatorze membres sont parvenus à la conclusion que l’euthanasie est contraire au bien commun, même si elle peut être tolérée dans des
cas particuliers. Pour les Lords britanniques, l’expérience des Pays-Bas,
où l’euthanasie est autorisée, montre que de plus en plus de patients n’assument pas vraiment de plein gré leur euthanasie.
Les malades ou les personnes âgés peuvent, conscienment ou non, sentir
une pression qui les pousserait à vouloir ’libérer’ leur famille ou leur
médecin de la charge qu’ils représentent. Les Lords craignent qu’une libéralisation de l’euthanasie ne soit un facteur d’angoisse supplémentaire
pour les malades et les vieillards.
Le fait que le gouverment ait eu une grande influence dans la formation
de la Commission pouvait donner à croire que la décision suivrait le projet
gouvernemental et serait favorable à l’euthanasie. Cette Commision a été
instituée en 1993 après que ’l’affaire Tony Bland’ eut secoué l’opinion
britannique. Le cas de ce jeune homme de 23 ans dans le coma depuis trois
ans, pour lequel un tribunal avait autorisé l’euthanasie n’est pas suffisant pour remettre en cause la loi, a estimé la Commission. Ce cas a été
gonflé artificiellement afin de créer un précédent. On aurait pu depuis
longtemps laisser Tony Bland mourir de mort naturelle, disent les Lords.
Les membres de la Commission jugent cependant que les dispositions, par
lesquelles une personne, saine de corps et d’esprit, demande par avance que
dans des circonstances particulières, on renonce à la maintenir en vie, ont
une valeur légale.
Les opposants à l’euthanasie ont salué comme un succès la décision de la
Commission de la Chambre des Lords. Ils craignent cependant que la dernière
disposition ne mette les médecins devant de graves conflits de conscience.
(apic/kpr/mp)
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