apiccoe
Genève, 31mars(APIC), Konrad Raiser, secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises, à Genève, s’est félicité des bonnes relations de son
organisation avec le Vatican. Lors d’une conférence de presse lundi à Genève Konrad Raiser a cependant déclaré qu’il ne pensait pas que l’Eglise catholique allait adhérer au COE.
Des voix estiment que le COE perdra à la longue son influence sans l’apport de l’Eglise catholique. Konrad Raiser souligne de son côté que la nonappartenance de l’Eglise catholique au COE peut aussi être une expérience
capable de libérer de la mauvaise conscience. Le secrétaire général du COE
évoque entre autres à ce propos les différences structurelles. L’Eglise
catholique est organisée comme une structure mondiale universelle tandis
que le COE est une commuanuté d’Eglises d’origine diverse. Un des rôles du
COE est de trouver les moyens d’exprimer la communauté mondiale des Eglises. Le COE s’est toujours dit prêt à sacrifier son existence au profit
d’une structure plus étendue. Dans la situation actuelle une telle démarche
ne serait cependant pas adéquate, ajoute le pasteur Raiser.
A une question des journalistes concernant les rapports du clergé avec
les services secrets dans les ex-pays communistes, Konrad Raiser a souligné
que le COE avait pris la question au sérieux, mais qu’il n’entendait pas
entrer dans la polémique. Le COE a contrôlé à ce sujet le contenu de ses
propres archives et a déjà rassemblé d’autres informations. « La mémoire
n’est pas sans contradiction », commente le secrétaire du COE.
Konrad Raiser est revenu ensuite sur les initiatives de paix du COE en
Afrique, en Asie centrale et en Amérique latine. Les Eglises jouent un rôle
non négligeable notamment pour la récolte d’informations au sein de toutes
les parties en conflit. Les Eglises doivent pouvoir s’entremettre avant que
la violence n’éclate, elle doivent développer dans ce sens des systèmes
d’alertes. (apic/com/mp)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse