ENCADRE
Les problèmes de drogues ne sont pas l’apanage de notre siècle. Des
fouilles, des fresques mises à jour et d’anciens écrits prouvent que, dans
les temps anciens également, les civilisations passées connaissaient bien
les drogues telles que l’alcool, le tabac, le haschich, l’opium et bien
d’autres encore.
Dans les Andes de l’Amérique du sud, de la Bolivie au Pérou notamment,
le mâchouillage de la feuille de coca remonte au premier temps des Incas
déjà. Les paysans cultivent du reste la plante pour ses propriétés médicinales et pour lutter contre le froid voire la faim. La feuille de coca,
prise sous forme de thé, aide de plus le touriste qui s’aventure sur les
hauteurs à lutter contre la mal d’altitude.
Le fait que les drogues soient en partie facilement accessibles et produisent un effet agréable, joue un rôle non négligeable dans le danger de
dépendance. Au même titre que le tabac ou l’alccol par exemple. Tous deux
causes de dizaines de milliers de décès annuellement.
Il n’en demeure pas moins qu’en quelques années, les drogues illégales
sont devenues un thème important des faits divers et des discours politiques, des conversations quotidiennes. C’est aussi devenu un problème majeur
de médecine sociale, menaçant à court et à long terme la qualité de vie des
jeunes adultes, voire même de leur survie, comme l’indique Fred Paccaud,
professeur à la Faculté de médecine et directeur de l’Institut universitaire de médecine sociale et préventive de Lausanne. (apic/pr)
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