apic/Serbie/Markovic
Belgrade, 18mars(APIC) L’épiscopat orthodoxe serbe est préoccupé par
l’influence grandissante dans les affaires publiques de la femme du président Slobodan Milosevic. Mira Markovic, c’est son nom, préside la « Fédération des communistes-mouvement pour la Yougoslavie ». Professeur de sociologie, elle signe régulièrement des articles dans la revue de Belgrade « Duga »
qui défend des positions fortement anticléricales et antireligieuses.
Dans la dernière édition de la revue, Mira Markovic se plaint du fait
qu’en Serbie une conception religieuse l’emporte sur les autres. A ses yeux
la publicité donnée aux festivités et aux rites religieux est trop importante. Il s’agit d’une restauration du passé, note la sociologue qui craint
que la Serbie ne retombe dans le XIXe siècle. Sur bien des points, le pays
est déjà retourné spirituellement au Moyen-Age, avec une tendance à descendre encore plus bas. La première dame du pays critique en particulier le
culte de saint Sava, un des piliers de l’orthodoxie serbe.
Au sein de l’orthodoxie on craint que ces prises de position ne soient
considérées par un grand nombre de fonctionnaires comme des « directives politiques » à suivre. Depuis des mois, des signes d’une politique plus restrictive du régime du président Milosevic se font sentir. La télévision
d’Etat ne dit rien des activités et des prises de position de l’Eglise, ou
au mieux les traite de manière marginale. Après plusieurs années, les questions délicates dans les rapports Eglise-Etat ne sont toujours pas résolues. Il s’agit essentiellement des cours de religion dans les écoles, de la
présence de l’Eglise dans les médias et de la restitution des biens ecclésiastiques. (apic/kpr/mp)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse