Rome: Jean-Paul II relit l’histoire de la péninsule (150394)

«Ce que l’Italie a donné de meilleur à l’Europe»

Rome, 15mars(APIC) «Nous prions tout particulièrement pour les enfants

actuels de l’Italie, pour que ce pays devienne digne de son héritage si significatif et sache l’exprimer dans sa vie quotidienne, individuelle, familiale et sociale, dans l’économie et la politique». Ces voeux résument la

prédication de Jean-Paul II lors de l’ouverture d’une grande prière pour

l’Italie, qui se clôturera à la fin de l’année, le 10 décembre, fête de

Notre-Dame de Lorette. Le pape a fait un survol de l’histoire italienne,

dans la perspective de ce qu’elle a, à ses yeux, donné de meilleur à l’Europe.

Le pape a évoqué les grands moments de l’histoire italienne, à partir de

l’arrivée des apôtres Pierre et Paul à Rome, grâce à qui «les deux composantes de notre civilisation, dont les sources sont à Jérusalem et à Athènes, se sont rencontrées à Rome».

«Nous rendons grâce, a ajouté le pape, pour ce patrimoine de foi et de

culture qui est à la base de l’histoire de l’Italie et qui en a façonné le

développement pendant deux mille ans», en liant l’Eglise à l’Italie, grâce

à Pierre, et à «l’évangélisation du monde entier», grâce à Paul.

Après avoir mentionné les martyrs, «semences spirituelles de toute la

culture humaine», le rôle de saint Benoît dans le développement de la culture et les contacts avec le monde oriental, qui ont eu lieu surtout dans

le sud de l’Italie, le pape a souligné que pendant le Moyen Age s’est ébauchée cette distinction, «formulée de façon définitive par Vatican II», entre «ce qui est à Dieu et ce qui est à César». «Cette doctrine évangélique

sur la distinction et sur la coopération entre ce qui est humain et ce qui

est divin constitue le patrimoine durable de Rome», a-t-il ajouté.

Le pape a passé en revue les figures saillantes du Moyen Age: François

d’Assise, Thomas d’Aquin, Catherine de Sienne, Dante et les maîtres de la

Renaissance, pour se tourner ensuite vers l’époque moderne avec Christophe

Colomb, mais aussi avec «la grande division de l’Europe chrétienne», soulignant ici l’importance de Galilée qui, «pour ainsi dire, a mis en marche

la terre et arrêté le soleil…», ouvrant la voie à la science moderne».

Jean-Paul II a ensuite déploré «les temps de l’éloignement du continent

européen du christianisme». C’est «une constatation qui remplit l’Eglise de

douleur, mais qui ne lui a pas enlevé son espérance».

Le pape a évoqué enfin quelques grandes figures des derniers siècles:

saint Paul de la Croix, saint Alphonse de Liguori, saint Jean Bosco et,

plus proches de nous, deux personnalités politiques dont le procès de béatification a été ouvert: Alcide de Gasperi, l’un des pères de l’Europe, et

Giorgio La Pira, qui fut maire de Florence, «deux chrétiens qui ont joué un

rôle dans la reconstruction de l’Europe». (apic/sv/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/rome-jean-paul-ii-relit-l-histoire-de-la-peninsule-150394/