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rite syro-malabar à participer à la liturgie latine
Bombay, 2mars(APIC) Le pape Jean Paul II a récemment permis aux catholiques de rite syro-malabar de participer à la liturgie latine, permission
qu’ils devaient auparavant obtenir de leur évêque, révèle l’Agence d’information des Missions étrangères de Paris, « Eglises d’Asie ».
Bien que l’indult du pape n’ait pas encore été publié, une messe d’acion
de grâces a été célébrée le 2 janvier 1994 à Bombay, apprend-on, où les
catholiques de rite syro-malabar de l’Association « Front uni des laïcs »,
qui militent pour un rite unique pour tous les catholiques indiens, vont
lancer une publication trimestrielle, « India Laity Front ».
Selon leur président, George Kurian, les difficultés de langue et de rite qui affligent l’Eglise du Kerala sont devenues plus vives depuis que les
langues vernaculaires ont été introduites dans la liturgie: « Jusque dans
les années 60, dit-il non sans humour, la messe était célébrée en syriaque
pour le rite syro-malabar et en latin pour le rite latin. Personne n’y comprenait rien. Les gens disaient leur chapelet pendant que le prêtre faisait
la messe ». Selon lui, le problème des rites a été créé par les prêtres et
les évêques « désireux d’asseoir et d’accroître leur pouvoir. Mais cela
n’intéresse pas les fidèles ».
Une personnalité politique catholique de rite syro-malabar, K. M. Chandy, qui fut gouverneur du Gujarat puis du Madhya Pradesh, demande instamment à l’Eglise de ne pas renouveler l’erreur que fut la création du diocèse de Kalyan, circonscription de rite syro-malabar qui couvre les territoires des diocèses de Bombay, Pume et Nashik, au Maharashtra. L’ancien gouverneur adjure les chrétiens de ne pas diviser l’Eglise selon des barrières
ethniques ou de castes, sous peine de ne plus pouvoir participer au développement national. (apic/eda/pr)
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