Déclaration commune sur la famille

Jérusalem: quinzième rencontre de dialogue juifs-catholiques (310594)

Jérusalem/Rome, 31mai(APIC) «La famille est la ressource la plus précieuse de l’humanité». Telle est l’affirmation centrale de la déclaration commune adopté par les juifs et les catholiques lors de La quinzième rencontre

du Comité international de liaison qui s’est déroulée du 23 au 26 mai à Jérusalem. La salle de presse du Saint-Siège a publié mardi le communiqué final de la rencontre qui fait état d’»un contexte nouveau et encourageant»

Le communiqué cite également le fameux projet de déclaration des épiscopats

allemand et polonais sur l’antisémitisme.

Même s’il reconnaît qu’»il y a des différences sensibles entre la perspective juive et la perspective catholique», le texte souligne que les

deux religions «partagent un ensemble solide de valeurs» en ce qui concerne

«le rôle fondamental de la famille dans la société».

Prenant comme fondement «la double création de l’être humain, homme et

femme» et «la double alliance de Dieu avec les patriarches et les matriarches, avec en même temps Abraham et Sarah», les deux religions affirment

«la valeur sacrée du mariage stable et la bonté intrinsèque de la famille»

et en reconnaissent l’importance «dans la transmission des valeurs religieuses et morales», qui «sont indispensables pour le développement et le

bien-être de ses membres et de la société».

Le document ajoute que «les droits et les devoirs de la famille en ces

domaines ne découlent guère de l’Etat, mais ils existent avant l’Etat, car

leur source ultime est Dieu, le Créateur». Et il souligne le «droit fondamental» des parents «pour ce qui regarde la transmission de la vie et

l’éducation de leurs enfants», en particulier dans le domaine religieux.

Enfin, le document rappelle que la société, les Etats et les organisations internationales «ont le devoir de protéger la famille par des mesures

politiques, sociales, économiques et légales qui en renforcent l’unité et

la stabilité». Cela vaut en particulier pour ses membres les plus faibles

que sont «les femmes et les enfants, les pauvres et les malades, les tout

petits et les plus âgés». De même, ajoute la déclaration, «nos Eglises et

nos synagogues» doivent être particulièrement attentives «aux célibataires,

aux parents seuls, aux veufs et veuves, à ceux qui n’ont pas d’enfants».

Un contexte nouveau et encourageant

Les deux co-présidents de la rencontre, le cardinal Cassidy et le Dr

Geoffrey Wigoder, ont relevé aussi que l’accord fondamental signé par le

Saint-Siège et Israël le 30 décembre créé «un contexte nouveau et encourageant» pour le dialogue. Un avis partagé par les signataires mêmes de l’accord, le ministre Yossif Beilin et Mgr Andrea di Montezzemolo.

Le professeur Hans German Henrix, directeur de l’Académie diocésaine de

l’évêché d’Aix-la-Chapelle, a présenté l’état d’avancement d’un projet de

déclaration sur l’antisémitisme préparé par un groupe de travail de la conférence épiscopale allemande depuis 1987. Le communiqué final indique que

«certains aspects du texte ont été discutés préalablement avec la commission pour le dialogue de la conférence épiscopale polonaise». Les participants juifs ont salué «l’esprit et la finalité» du projet.

Des rapports, en provenance de France, de Pologne et des Etats-Unis,

concernant les progrès de la présentation des juifs et du judaïsme dans

l’éducation catholique ont été présentés à l’assemblée. La partie juive a

apprécié surtout «le travail intense des évêques polonais».

Pour 1995, proclamée Année de la tolérance par les Nations-Unies, le Comité veut s’engager davantage pour la tolérance et les droits de l’homme.

En même temps, il souhaite élargir le dialogue à l’Afrique, à l’Amérique

latine ainsi qu’aux pays de l’Europe orientale et du Proche Orient qui ne

sont pas encore touchés. (apic/sv/mp)

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