« Vivre La Parole », c’est la joie de l’Evangile
Fribourg, 15mai(APIC) L’Ecole de la Foi de Fribourg vient de célébrer
dans la ferveur ses 25 ans d’existence. Vendredi et samedi, des actions de
grâce, des chants, des témoignages ont marqué cette fête de l’espérance.
Une vidéo présentant divers aspects de l’Ecole de la Foi et une marche dans
les rues de Fribourg ont donné une note spontanée et joyeuse aux retrouvailles de membres de l’Ecole et de leurs amis. La présence du Père Jacques
Loew, initiateur de cette Ecole originale, a fait naître l’émotion. Les
participants se sont racontés sur tous les tons une belle histoire d’amour.
Celle vécue à Fribourg entre les 1577 « disciples » qui, depuis un quart de
siècle, ont bénéficié des cours et de l’ambiance de l’Ecole de la foi.
Dans l’aula B de l’Université totalement remplie, le rappel de la conversion de Jacques Loew à la foi chrétienne a été un moment fort de ces
deux journées. L’actuel aumônier du monastère des trappistines d’Echourgnac
en Dordogne, a décrit samedi matin à travers une vidéo, en des traits parsemés d’humour, le climat d’incroyance et d’anticléricalisme dans lequel il
avait vécu son adolescence et sa jeunesse. Cependant, lors d’un repas dont
il se souvient encore – jusqu’à la saveur du délicieux menu – le jeune avocat incroyant, promis à une brillante carrière, découvre soudainement la
brûlure d’une phrase de l’Evangile: « Si vous n’aimez que ceux qui vous aiment, quel mérite en avez-vous?. Les paiens n’en font-ils pas autant? ».
Cette Parole de l’Ecriture déclenchera tout le reste: Rencontre du Christ
et de son Eglise. Ordination sacerdotale. Ses premiers livres. Puis en
1969, cette fondation de l’Ecole de la Foi à Fribourg. Jacques Loew, après
cette vidéo, se lève alors et dit à l’assemblée son ardente conviction:
« Croire ce n’est pas avoir des idées sur Jésus, c’est faire entrer Jésus en
nous. C’est recevoir le noyau dur de l’Evangile et allumer l’incendie de
l’amour. L’amour d’un couple ou la fraternité d’une équipe de l’Ecole de
foi en sera souvent l’allumette ».
Une marche dans la ville
Autre point marquant de la fête: Vendredi soir, une marche depuis
l’église de Saint-Jean jusqu’à la place Georges Python. Marche entrecoupée
de deux arrêts, autour d’une fontaine à la Neuveville et au bas de la rue
de Lausanne. Alléluias chantés en pleine rue, guitares entrainantes, écoute
de psaumes, silence priant. Etonnement des passants ou des personnes attablées aux terrasses des bistrots. Etrange Fête-Dieu du soir? Une secte qui
passe? Non la conviction chantante de chrétiens engagés. Puis sur la grande
place, à la tombée de la nuit, devenue pour un instant un grand oratoire,
défilent les témoignages vivants de Paula, religieuse québecquoise, de Myriam, sage-femme française et d’Anselme, prêtre du Congo-Brazaville. Tous
disent leur reconnaissance. Par l’Ecole de la Foi, ils ont découvert la
boulversante profondeur de la Parole de Dieu et malgré ou à cause des différenres culturelles des membres de l’équipe de vie, l’amitié qui se noue
finalement et la découverte de l’universalité de l’Eglise.
L’Eglise universelle
Les participants à la fête ont pu vérifier cette marque internationale
de l’Ecole de la Foi. Lors du repas pris à la mensa universitaire ou pendant la messe finale à l’église Sainte-Thérèse, présidée par Mgr Pierre Mamie, évêque du diocèse, les danses profanes ou liturgiques de différents
pays, principalement africains, ont réjoui l’assistance. Cette dernière
avait aussi écouté avec attention en fin de matinée, Mgr Bernard Agré, évêque de Yamoussoukro en Côte d’Yvoire, donner ses impressions du récent Synode africain à Rome.
Cette universalité de l’Eglise, cette joie de croire en Jésus Christ a
été reprise par Mgr Mamie. Lors de son homélie, il a même demandé aux nombreux non-Suisses présents de faire un effort momentané d’acculturation.
Faisant l’exégèse de la phrase évangélique « Si vous ne devenez pas semblables aux petits enfants… », il a rappelé un terme de son enfance jurassienne pour désigner les enfants de quatre ans: les « pousse-caillous ». Et
d’inviter l’assistance à demander à Dieu l’esprit d’enfance. « Les poussecaillous » « savent qu’ils ne savent pas ». Les vrais disciples du Christ doivent accepter humblement de l’Esprit, la merveilleuse découverte de l’amour
que Dieu nous porte. L’Ecole de la Foi, durant ces deux jours d’anniversaire a voulu simplement redire qu’il est beau de vivre et de partager cette
« Bonne Nouvelle ». (apic/ba)
E N C A D R E
Fondée en 1969 par le Père Jacques Loew, l’Ecole de la Foi fut par la
suite dirigée par Noël Aebischer, qui est devenu diacre, et depuis 1991 par
Soeur Marie-Gabrielle Bérard, ursuline.
Cette Ecole accueille des adultes de différentes nationalités qui cherchent à approfondir la Parole de Dieu. Parmi eux, on trouve quelques jeunes
qui se posent des questions au sujet d’un engagement au service de l’Eglise, des adultes qui désirent acquérir une formation spirituelle et théologique et quelques pré-retraités se préprarant à assumer un engagement bénévole dans un mouvement ou dans une paroisse.
Actuellement les 106 étudiants de l’Ecole de la foi, appelés également
« disciples », proviennent de 28 pays différents. Les religieux et religieuses sont au nombre de 60.
La formation des étudiants se déroule sur deux ans. Les sessions et les
cours sont dispensés par des professeurs de l’Université de Fribourg et par
des spécialistes dans certains domaines particuliers.
Les étudiants de l’Ecole de la Foi sont rassemblés dans des appartements
par petites équipes de 4 à 7 personnes de diverses nationalités. Actuellement 16 équipes et 2 couples sont dispersés dans la région de Fribourg. Le
partage de vie et l’étude théologique constituent les deux principaux axes
de la formation de l’Ecole de la Foi. (apic/ba)
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