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Questions abordées dans les documents de la Conférence épiscopale
Sao Paulo, 3mai(APIC) Mgr Antonio Celso de Queiroz, secrétaire général de
la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), vient de présenter au
public les trois principaux documents issus de la récente Assemblée générale de l’épiscopat à Itaici. Faisant allusion aux médias qui ont couvert
l’événement, il a eu cette boutade: une personne qui n’aurait lu que la
presse et les commentaires de la télévision pourrait conclure que les 269
évêques présents n’ont rien fait d’autre, durant les 10 jours de la session, que se s’occuper des prochaines élections nationales et du problème
du sida».
Même s’il comprend que les journalistes s’intéressent d’abord à ces sujets importants, il tient tout de même à réaffirmer que le thème principal
de la Conférence des évêque était «L’Eglise du Brésil les défis et les protagonistes de la mission».
Les participants ont mis en valeur l’importance du zèle missionnaire,
l’évangélisation des régions les plus éloignées – comme l’Amazonie – et
l’inauguration de l’Année missionnaire le 22 mai prochain qui sera une préparation du 5e Congrès missionnaire latino-américain qui s’ouvrira en 1995
à Belo-Horizonte, la capitale de l’Etat brésilien de Minas-Gerais.
Trois documents ont été publiés à la fin de la Conférence de la CNBB:
«Préparer les chemins de la mission»; «Elections nationales: l’heure de la
grande décision est arrivée»; enfin «Au service de la vie et de l’espérance».
«Acceptons la collaboration des autres Eglise chrétiennes»
Les évêques rappellent dans le premier document que le fruit le plus
élaboré de cette assemblée a été l’accroissement du zèle de la mission apostolique et de l’urgente nécessité, voire le défi d’annoncer à chaque homme
et à chaque femme de la campagne et des villes qui a soif de la foi en Jésus-Christ, l’espérance, la fraternité et la solidarité. Les évêques catholiques brésiliens ajoutent : «Il y a des régions de notre pays dont la complexité culturelle et sociale est telle qu’il convient d’accepter joyeusement la collaboration d’autres Eglises chrétiennes. Cela est valable au
Brésil mais aussi au-delà de nos frontières, en Amérique latine, en Afrique
et en Asie.»
Au sujet de l’année missionnaire, les évêques la voient comme une sorte
de nouvelle Pentecôte qui «nous convoque tous à la vocation missionnaire
comme dimension constitutive de la vie du chrétien et de l’Eglise».
Quant aux élections nationales, le document montre que «l’Eglise catholique, commme institution, et pour préserver son unité, n’opte pas pour un
parti particulier, mais elle affirme et offre des principes et des exigences ethiques en politique. Dans ce contexte, les évêques recommandent la
participation active des laïcs chrétiens dans la politique et mettent en
évidence l’importance de l’information des programmes des partis afin
qu’ils ne soient pas sectaires, mais s’ouvrent au débat démocratique, à la
critique et à la participation du peuple. Ce dernier n’est pas seulement un
simple électeur, mais d’abord un sujet de la démocratie».
Le sida qui tue tant de personnes
Les évêques, dans le dernier document, veulent manifester une attitude
au service de la vie et de l’espérance. Préoccupés par tant de signaux de
mort parcourant notre continent, les prélats sont particulièrement choqués
par le fléau du sida qui tue des milliers de personnes dans le monde entier, spécialement parmi les personnes les plus démunies. Les évêques brésiliens proposent une éducation qui dépasse le niveau uniquement informatif
en se préoccupant d’une vision intégrale de la personne humaine, au delà
d’une perspective uniquement biologique. Les évêques attendent des autorités publiques un nouvel effort pour prévenir l’extention du sida, tout en
demandant qu’elles soient aussi attentives aux aspects éthiques et pédagogiques, dans cette grave question existentielle. (apic/em/ba)
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