La longue histoire des rassemblements des catholiques allemands
Dresde, 27juin(APIC) Sous le slogan, «En route vers l’unité», le 92e «Katholikentag» allemand ouvrira ses portes mercredi soir à Dresde. Près de
80’000 personnes sont attendues pour participer au Congrès qui se déroulera
de mercredi à dimanche.
Les organisateurs ont voulu que ce grand rassemblement des catholiques
allemands soit aussi ouvert aux membres des autres confessions chrétiennes
ou d’autres religions, voire à ceux qui se déclarent sans confession. Le
nombre de forums, commissions, tables rondes, ateliers, grandes réunions
d’ensemble et offices religieux est très important. On en compte plus de
1’000. Près de 50 cardinaux et évêques, d’Allemagne ou venus de l’étranger
seront également présents à Dresde jusqu’à dimanche, journée de clôture.
Lors de la cérémonie d’ouverture mercredi soir, on entendra l’actuel
président de la République Richard von Weizsäcker, Rita Waschbüsch, présidente du comité central des catholiques allemands, Ernst Benda , président
des Eglises évangéliques allemandes, Mgr Joachim Reinelt, évêque du diocèse
de Dresde-Meissen et de Mgr Volker Kresse, évêque de l’Eglise évangéliqueluthérienne. Dimanche, Roman Herzog, nouveau président de la République,
qui sera assermenté vendredi à Berlin dans ses nouvelles fonctions prononcera le discours de clôture du Congrès.
Hans Küng présent
C’est aussi lors du «Katholikentag» de Dresde que le théologien controversé Hans Küng, professeur à l’Université de Tubingen prendra la parole y
traitant du rôle des Eglises et des religions au service de la paix. Le
théologien suisse a été invité «officiellement» à Dresde. C’est la première
fois depuis 1979, année de sa mise à l’écart de la chaire de théologie
qu’il occupait à l’Université de Tubingen, sur intervention de la Congrégation romaine pour la Doctrine de la Foi, qu’il peut intervenir dans le déroulement officiel du rassemblement des catholiques allemands.
Le choix de Dresde
En principe, ce rassemblement des catholiques allemands a lieu tous les
deux ans. En choisissant Dresde, la ville des bords de l’Elbe, les catholiques font une première. Après la chute du mur de Berlin, c’est la première
fois que le «Katholikentag» se déroule dans un des nouveaux Länder appartenant autrefois à l’Allemagne de l’Est. En 1987, 100’000 catholiques est-allemands s’étaient déjà réunis plusieurs jiurs à Dresde.
L’histoire des «Katholikentage»
Les précédents «Katholikentage» ont suscité des énergies appréciables
pour revigorer la vie de la société et de l’Eglise, par exemple pour le développement d’un mouvement social-catholique, pour la reconstruction après
la deuxième guerre mondiale ou encore pour l’intégration des réfugiés. En
dernier lieu, la jeunesse s’est engagée surtout pour la paix dans le monde
et la protection de l’environnement ainsi qu’en faveur d’un fort engagement
des catholiques dans les problèmes du monde.
Le premier «Katholikentag eut lieu à Mayence en 1848. A l’époque les
catholiques luttaient pour la défense des libertés civiles dont ils avaient
été dépourvus lors de la «Révolution de mars». Ils commencèrent aussi à
s’organiser en fondant des organisations catholiques défendant la liberté
de presse et d’association, tout en exigeant la liberté de conscience et de
religion. Durant la période du «Kulturkampf», dans la seconde moitié du XIXe siècle, les catholiques ont axés surtout leur résistance contre Bismarck
et le libéralisme. Au temps du national-socialisme, aucun «Katholikentag»
ne s’est réalisé. Celui prévu à Gleiwitz fut annulé après que le Premier
ministre et le ministre des Affaires étrangères Hermann Göring l’ait permis
à condition que les catholiques promettent fidélité au Führer et à l’Empire. Le «Katholikentag» a refait son apparition en 1948, trois ans après la
deuxième guerre mondiale. (apic/kna/ba)
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