Un projet définitif de Statut sous toit dans un an (260694)

Fribourg: 15e séance plénière de l’assemblée ecclésiastique provisoire

Fribourg, 26juin(APIC) « Vous êtes tous promus avec une moyenne de 5,5 à

6″. C’est par ces mots que Mgr Pierre Mamie a pris congé avant l’été des

délégués à l’assemblée ecclésiastique catholique provisoire du canton de

Fribourg réunis samedi à la chapelle de Regina Mundi à Fribourg. D’ici un

an, le projet définitif de Statut ecclésiastique sera sous toit, a promis

pour sa part le président Jacques Ducarroz.

En vue de mener à bien cette tâche, l’assemblée s’est dotée de deux nouvelles commissions. L’abbé Jean-Jacques Martin (Villaz-St-Pierre) présidera

la Commission VIII chargée de la rédaction du préambule, des modalités de

révision du Statut, ainsi que des dispositions transitoires et finales;

toute une série de tâches qui n’avaient jusqu’à présent pas été attribuées.

La Commission IX sera chargée de la version allemande du futur Statut. Elle

est présidée par Urs Schönenberger (Bösingen).

L’essentiel de la matinée a été consacré à la suite de l’examen du rapport de la Commission II notamment la définition des tâches supraparoissiales. Lors d’un vote indicatif, les délégués ont admis le principe de subsidiarité qui veut qu’une tâche n’est assumée par un organe supérieur (en

l’occurence la corporation ecclésiastique cantonale) que si elle ne peut

être prise en charge par l’organe inférieur (en l’occurence la paroisse ou

le groupe de paroisses). Un principe que l’on ne veut cependant pas trop

rigide, précise Michel Monney (Fribourg), président de la Commission.

L’abbé Marc Donzé remarque ici qu’une certaine contradiction demeure

avec la pratique de l’Eglise. Ce sont en effet en principe l’évêque ou le

vicaire épiscopal qui déterminent les tâches globales à accomplir au niveau

des paroisses et non pas les paroisses elles-mêmes. Le principe de subsidiarité sert ici plutôt à garantir la souveraineté fiscale et financière

des paroisses maintenue explicitement dans la loi Eglise-Etat.

Conformément à la pratique étatique, les tâches supraparoissiales seront

réparties en deux catégories. Les tâches liées ou obligatoires, dont le financement ne pourra pas être remis en question, et qui seront fixées dans

un règlement; et les tâches facultatives dont le financement sous forme de

subventions pourra être discuté lors de l’élaboration du budget annuel de

la corporation cantonale. Un principe adopté sans opposition.

Autre critère de financement: le caractère divisible ou indivisible

d’une tâche. Une tâche est réputée indivisible si le bénéfice en échoit à

l’ensemble des catholiques sans distinction de domicile. Elle est alors

considérée comme supraparoissiale et financée par la caisse cantonale. A

l’inverse, une tâche est divisible lorsque le bénéficiaire peut être identifié sans difficulté. Son financement incombe alors à la paroisse ou au

groupe de paroisses.

Lors d’un premier vote indicatif, l’assemblée a indiqué que la pastorale

de migrants devait indiscutablement être considérée comme une tâche supraparoissiale. Le débat sera probablement plus ardu lorsqu’il faudra définir

le caractère des autres activités de l’Eglise, en particulier le service

caritatif, après la récente débacle de Caritas Fribourg. Une discussion que

le président, l’heure avançant, a ajourné à l’automne, tout en donnant aux

délégués un devoir de vacances: examiner la liste de toutes les tâches supraparoissiales et définir leur priorité. (apic/mp)

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