Mme Beuggert Liliane, travail au service d’information de Terre des Hommes
TdH…. est rentrée dimanche soir d’un voyage d’une semaine au Rwanda. Elle
habite Lausanne, (Mlle) Travaille depuis 30 mois à TdH.
Mandatée par TdH pour aller au Rwanda, pour rendre compte sur place. A
la fois pour se rendre compte de la situation sur place et pour voir le porojet. TdH a démarré deux actions d’urgence depuis un bon mois maintenant.
Et je suis allé pour voir une des deux actions. La première, une dans la
partie sud du Rwanda, une région encore tenue par le gouvernement qui consiste en une aide à des enfants non accompagnés…. les enfants de Butare
qui ont été provisoirement évacués sur Bugawu au Zaïre… a peu près 700
enfants, c’est provisoire, pour les mettre en sécurité… parce qu’il y a
encore beaucoup de massacres dans cette zone…. Une sorte de centre de
transit a été ouvert a Butare pour préparer les enfants… TdH s’emploie a
essayer de faire un dossier sur chaque enfant pour faciliter ensuite la recherche de leur famille, s’il en reste une.
Le second , dans une région tenue par le FPR, à Rwamagana, à quelque 70
km à l’est de Kigali. Il s’agit là surtout d’une action médicale, qui touche des enfants, certes, mais aussi des adultes…. on travaille dans un
hôpital qui comprend 250 lits… tous occupés. Des enfants qui sont blessés… une centaine sur les 250 lits occupés, par des enfants… blessés au
massacre…. et aussi tous les enfants…. on n’y pense peut-être moins ici
– malades, qui ne peuvent plus bénéficier des soins normaux, parce qu’il
n’y a plus assez de médicaments, plus assez de médecins, d’infirmières…
Dans cette hôpital, il y avait avant 10 médecins… et une centaine de personnel soignant… et il reste actuellement un médecin et une trentaine de
poersonnes soignantes. Ce médecin est resté durant toute la période de combat…. il est rwandais… au moment ou il y a les maassacres par les milices à Rwamagana, il devait être tué mais sauvé par le fait qu’un officier,
un colonnel,,, était blessé et il a été rappelé pour soigner le colonnel.
Et entre temps le FPR est arrivé dans la région.
TdH a envoyé maintenant une équipe. Elle se compose de quatre
personnes. Une espagnole qui s’occupe de la logistique, le coordinateur de
l’action, lui-même médecin, espagnol, et de deux rwandais.
L’autre action, du côté de Butare, se compose d’une personne, d’un Suisse,
pour le moment.
Je suis restée une semaine, arrivée par l’Ouganda, par le nord, et ensuite par des pistes à travers le pays jusqu’à Rwamagana…. quatre heures
de voyages. C’est pas très facile de voyager… cette zone est tenue par le
FPR, pour le moment il y a des routes qui sont plus ou moins sous contrôle…. des axes… desquels on a pas le droit de sortir car il y a encore
beaucoup de miliciens qui se cachent dans les plantations ou dans la forêt.
Même si on dit que c’est une zone plus calme, elle est quanfd même régulièrement attaquée… il y a régulièrement des attaques sur les villages.
Le périple. Ce qui est surprenant, c’est qu’on traverses des régions,
des villages qui sont complètement abandonnés…. les portes des maisons
sont ouvertes…. par force… quelques marques de balles… pas vraiment
détruit… pas beaucoup… on voit que les maisons ont été pillées…. de
tant à autre au loin on voit une personne dans un champ… mais très très
peu…. et les personnes en fait sont regroupées dans certains endroits. Ce
qui est frappant aussi c’est que plus personne n’est dans son lieu d’origine… tout le monde a été déplacé d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui
à Rwamagana il y a 30’000 personnes déplacées, elles viennent toutes de
cette région entre Kigali et Rwamagana… elles ont fui… et la plupart
occupent maintenant les maisons de personnes qui sont elles-mêmes parties
ailleurs. Et ceux qui sont arrivés en derniers sont dans des camps de déplacés aux alentour de la ville. (quatree heures pour parcourir une centaine de km de l’Ouganda.
Mon collègue qui se trouve à Butare a beaucoup plus de problème. D’où je
viens, la sécurité est plus ou moins assurée… mais là… c’est très difficile. il a été plusieurs fois pris dans des situations asseu difficiles…. avec l’armée des miliciens. Alors lui en fait, il part de Bujumbura
et il rentre au Rwanda, et il ressort… il n’a pas vraiment une base fixe
au Rwanda…. c’est plutôt des incursions dans le pays….
Ce que vous avez vu? J’ai vu les différents aspects du travasil de
l’équipe de TdH sur place…. j’ai vu la situation des gens… il y a des
besoins pleins pleins pleins il y a beaucoup de mouvements. Une première
intervention de TdH, c’est une des personnes qui est arrivée, c’est un
chirurgien qui soutien le médecin qui est resté pour les opérations soigner
les blessures suite aux massacres. Ce qui est particilier, c’est qu’il y a
beaucoup de blessures qui sont anciennes parce que les gens n’ont pas osé
sortir de leur cachette avant et arrivent maintzenant, que c’est un peu
plus calme, avec des blessures infectées, des balles, des coups de machette, des éclats d’obus, de grenades, des flèches…. etc… Il y a aussi beaucoup d’enfants qui ont été blessés et abandonnés ensuite au bord de la
route, en croyant qu’ils étaient morts… Ceci pour le côté chirurgical…
Côté médical, l’hôpital a été refourni en médicaments, plus le soutien
apporté aux infirmiers infirmières qui font ce qui peuvent pour soigner.
Chez les enfants, il y a beaucoup de cas de méningite, des crises de paludisme…. ce sont des enfants qui ne pouvaient plus être soignés car il n’y
avait plus de médicaments à disposition. Et même maintenant, il n’y a toujours pas asseu de personnel pour poser toutes les perfusions qu’il faudrait…. Ce que nous faisons: une médeceine et chirurgie vraiment d’urgence. On fait pour le moment ce qu’on peut pour essayer d’assurer le minimum.
Ca, c’est au niveau de l’hôpital, ce qui est prévu, c’est de travailler
aussi au niveau préventif, il y a une campagne de vaccination de prévue,
elle va démarrer dans quelques jours pour vacciner tous les enfants de
moins de douze ans contre la rougeole, et en même temps pour leur donner de
la vitamine A… et en même temps il y aura une enquête nutritionnelle pous
savoir si il y a des cas de malnutrition ou pas. Des Cas déjà? Non, on a
pas l’impression. La nourriture, pour le moment, Ca va, c’est pas le plus
grand problème, parce qu’en fait les champs sont juste à maturité alors lées gens se servent en fait dans les champs. Mais le problème surgira d’ici
quelques semaines…. Car il ne peuvent pas récolter très loin en dehors
des villes et des centres parce que c’est trop dangereux. S0’ils vont trop
loin ils se font attaquer par des miliciens.
Autres organisations: A Rwamagana mêm…. Dans touit la zone tenue par
le FPR, une trentaine d’organisations en tout…. en fait les organisations
se sont réparties les endroits et les tâches. Il y en a par exemple qui ne
s’occupent que de logistique. Nous avons, nous travailler avec une organisation française pour acheminer les médicaments de l’Ouganda sur place.
Sur place à Rwa…. seul TdH. Sur place, dans la région où nous sommes,
il y a une marge de manoeuvre pour bosser. Aillewurs… différent… le
gouvernement… je ne pense pas qu’il contrôle vraiment quelque chose. Mais
beaucoup, voire la plupart des organisations travaillent dans les pays voisins pour les réfugiés…
On a collaboré à Rwa avec le CICR qui a commencé à faire quelque distribution de nourriture pour les populations un peu plus vulnétrables.
Une goutte d’eau… Oui… pour le moment, mais c’est déjà une goutte
d’eau vraiment importante…. C’est un bon début…. il y a beaucoup de
travailk à faire, rien à cause des déplacements de poipulations… il y a
vraiment tout à réorganiser. Dans cet hôpital, il y a quelques peronnes qui
sont restées, en fait, cela fait deux mois qu’ils ne sont plus payées…
C’est vraiment du bénévolat… de la part des Rwandais qui sont restés…
et ils commencent à être fatigués…. à cause des conditions difficiles de
travail.
Il y a des gens qui ont perdu beaucoup de monde dans leur famille et qui
malgré tout essaient de se rendre utiles. Il y a les milices… et les extrêmistes.. mais il y a aussi beaucoup d’autres personnes…
L’argent? On a prévu pour les deux actions pour six mois un budget de
l’ordre d’un million de francs. Et pour le moment, on est à 200’000 francs
qui sont assurés, que la DDA nous assuré… il reste à trouvder le reste.
C’est la raison pour laquelle on lance un appel de fonds auprès du public
pour nous soutenir.
Ici, on entand tellement parler des massacres… on presque l’impression
qu’il n’y a plus que des morts. C’est pas seulemebnt le cas. Il y a des
gens qui s’organisent autour pour que la vie continue. Et c’est cela qu’ici
on arrive pas tellement à s’imaginer en voyant les autres nouvelles…. Il
n’y a pas tout le monde qui a fui à l’étranger… il n’y a pas tout le monde qui est mort. Il subsiste une vie de village, de communauté, dans la région ou je suis. Pas seulement…. les gens se sont regroupés dans un villages ou ailleurs dans des camps de déplacés… et qui s’organisent… qui
contineunet à vivre. Qui récoltent ce qu’ils peuvent pour survivre, qui
s’organisent…. l’autorité dans cette région pour le moment c’est le FPR.
le mouvement rebelle… L’organisation, comment s’organisent les gens dans
une journée type? Pas d’école, pas de commerce…. les gens cherchent la
nourriture, l’eau, de quoi manger dans les champs,, aller chercher du
bois…. Ce qui est important de dire, c’est que ces populations sont essentiellements composées de femmes, d’enfants et de personnes âgées… Les
Hommes? morts sans doute… en partie… entre 80 et 90% de F, E, A
Dont la moité sont des enfants…
Comment les enfants vivent cette situation…. Beaucoup sont traumatisés… eux même directement témoins ou victimes… blessés même… Deux petits enfants… une fille de 2 ans et un garçons de 4 ans… qui ont pris
des coups de machette sur la tête… ils sont maintenant à l’hôpital… la
fille est assise sur le lit… les yeux grands ouverts… et chaque fois
qu’on s’approche d’elle, elle commence à hurler… la peur, le traumatisme… ils y en a d’autres qui sont prostrés, d’autrres ont perdui l’usage
de la parole…. Ces deux petits… le seul membre survivant de leur famille, c’est un grand père 80 ans et qui s’en occupen tant bien que mal…
Un adolescente… 19 ans, qui étudiait le social, assistante, qui travaille maintenant à l’hôpital comme assistante sociale, et qui avant la
guerre, était à l’ocle d’assistante sociuale à Butare… Elle a du fuir…
et qui aperdu tous les membre sde sa famille sauf son père et deux frères
plus petits… En fait elle se retrouve plus ou moins avec la responsabilité de la famille parce que son père est devenu fou à la suite des massacres
de sa femmes et de plsuieurs enfants… Elle fait partie de ces personnes
qui se sont engagées… bénévolement à l’opital…
Trouve la force de se rendre utile, en dépit de tout… et d’être à léla
disposition, d’écouter les autres leur raconter les mêmes drames qu’elle
même a vécu. Elle essaie d’aider… Elle s’occupe plus particulièrmenet des
enfants qu’on appelle non accompagnmés… c’est faux de parle r d’enfants
orphelins… pour le koment, on ne sait pas s’ils le sont ou non…
1200 enfants non accompagnés à Rwa.
C’ewst encourageant de voir que la plupart on été pris encharge par des
familles d’accueil… Il y a encore toujours des gens qui arrivent… des
mouvements de populkations important.. La pluspart de ces enfants ont été
pris en charge par des familles. Par des gens qui les ont trouvé au bord de
la route…, et qui s’en occupent maintenant.
Un gros travail, qui devra se faire quand la situation sera plus claire
et plus calme, conssitera à interroger les enfants… si possible, pour
voir d’ou ils viennent, faire des recherches pour voir si on peut retrouver
la famille… J’ai un petit gar%on, par exemple, qui a fui avec sa mère et
sa soeur, sa mère est morte en cours de route… ils ont été ramassés par
des militaires et ramenr à Rwa… il n’a aucune nouvelle du père…
Garer l’espor de retrouver le père, ou les grd Parewnts, ou un oncle ou
autre.
Sinon, on cherchera des familles d’accueil ou d’autres solutions sur
place.
Les masscres… mais aussi une grande solidairité qui va bien au-delà
des ressentiments… Oui… la population civile continue à vivre ensemble,
appremment.. les deux ethnies… à Rwa et dans lea région…
Je parle de cette région.. un flasch sur cela… Comment on y vit.
En résumé, ici, une population de 30’000, 90% de gosses.. de f et de
viel… et une équipe de qutre de TdH… qui s’occupent… de tout.. qui a
pris en charge… ce qui représente quotidiennement … Combien de peronnes
dd’intervention chaque jour dans l’hopital? Dans l’ho, 2250 lits, tous remplis,,un bonne partie qui sont malades… médecines interne, blessés..
trois oprations par jour pour eux… plus un soutien à la prise en charge
des enfants non accompagnmés… et un soutien aux familles qui les gardent… par exemple… l’idée, donner au niveau matériel ddes couverture,
des avons, des bougies,,, des choses pratiques à la survie, assurer un minimu d0’hygiène… d’alimentationde l’enfant… La distribution de nourriture… quotidienne.. dans les familles… C’est un aspect qui n’a pas encore commencé, mais c’est prévu de le faire… On distribuera directement
aux familles. Ce qui se fait maintenant… les opérations… la prise en
charge médiacle… des enfants et des adulters hospitalisés et un soutien
parmi ces 1200 enfants, il y en en 30 pour lesquels on a encore pas trouvé
de failles d’accueil… ils sont opour l’instant mis dans un espère c’orpheina timprovisé… Ce sont des dames physiquement handicapées qui s’en occupent. Et la on apporte un soutien….
Dans un second temps,,on aimerait bien apporter un soutien à d’autre s
familles et intervenir (qui se débrouillent pour l’instant par elle même et
apporter un soutien aussi au niveau préventif médical.. las emaine prochaine… la campagne de vaccination débute… organisée par TdH,
Pour l’instant, c’est surtout une action médicale… et dans unsdecond
temps.. un beaoin de démarrer une action nutritionnelle.
Arrive a couvri tous les besons? Non, pas tous… On essaie d’assurer le
minimum… mais c’est tout… on manque de force et aussi de moyens et de
temps… tout doit être réorganisé. Suffisament, les 30 oeuvres d’entraide… Il faut soutenir celles qui travaillent sur place… Oui, les oeuvres
sont débordées…
Cooment vous êtes accepté par la population… pas de problème. Les besoins sont tellement grands. Cela demande du courage d’aller aujourd’hui au
Rwanda… Oui… un peu quand même.
Le voage.. pour les trajets à l’intérieur de la Zone contrôlée par le
FPR, il y a toujours un guide qui accompagne le convoi depuis la frontière
jusqu’à l’entrée de la ville, muni de laisser-passer. Une fois dans la ville… il repart… on peut circuler librement.
Tdh lance un appel de fonds pour ses deux actions d’urgence au Rwanda:
il manque 800’000 francs, une partie a été demandée à d’autres organisations, mais il reste une autre partie qui va devoir être troubvée par Tdh,
par des dons. On espère toucher la population aux conditions de vie de ces
populations pour les sensibiliser et qu’ils ne restent pas indifférents.
Deux possibilités: appelant le 157 00 04… une ligne qui est la même pour
toute la suisse ou on peut appeler pour faire une promesse de don… et ensuite on leur envoie un (apic/sv/be) ; l’autre possibilité, c’est de verser
directement le don sur le CCP de TdH , en mentionnant Rwanda, 8-11 504-8.
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/mme-beuggert-liliane-travail-au-service-d-information-de-terre-des-hommes/