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«Le Brésil que nous désirons»
Porto Alegre (Brésil), 21juin(APIC) L’Eglise catholique brésilienne, sans
donner des directives de vote pour tel ou tel candidat, s’intéresse aux
prochaines élections nationales qui se dérouleront le 3 octobre prochain.
Ce jour-là, les Brésiliens éliront leur président, les parlementaires fédéraux ainsi que les gouverneurs et députés de chaque Etat brésilien.
Pour aider les catholiques à faire «un choix libre et conscient», les
agents pastoraux liés à la Conférence nationale des évêques du Brésil
(CNBB), éditent un peu partout une «cartilha», à savoir une brochure simple
et illustrée de dessins, parfois humoristiques, qui montre l’importance du
processus électoral en cours. Le régional Sud 3 de la CNBB (Etat de Rio
Grande do Sul) publie par exemple une «cartilha» intitulée: «Le Brésil que
nous désirons». La première partie de la brochure présente des éléments
pour comprendre «ce qu’est la politique» et comment il est important pour
le bien commun du pays de participer pleinement à son devoir électoral au
niveau national ou de son Etat.
Le titre de la deuxième partie de la brochure s’intitule «Le Brésil peut
s’en sortir!» et exprime des pistes sociales et politiques pour que tous
les brésiliens et non pas seulement une minorité riche puissent bénéficier
d’un niveau de vie digne et responsable. La dernière partie de la «cartilha» présente le contexte politique brésilien actuel en nommant les trois
principaux courants politiques du moment: le projet conservateur, le projet
néo-libéral et le projet démocratique-populaire. Des critères sont enfin
donnés pour que les gens fassent «un vote conscient» le 3 octobre prochain.
Ce n’est pas la première fois, qu’à l’approche des élections, les communautés ecclésiales de base, voire les diocèses et la CNBB, entrent dans le
débat politique pour expliquer l’enjeu des élections. Sans citer directement le nom des candidats, il n’est pas difficile aux électeurs de la base
de s’identifier rapidement à tel ou tel nom proposé aux choix des électeurs. Les observateurs politiques au Brésil affirment déjà que les communautés ecclésiales de base, sympathiques ou nourries par la théologie de la
libération, donneront dans leur grande majorité leur voix à Ignacio da Silva, dit «Lula», du Parti des Travailleurs (PT), candidat à la présidence,
en tête d’ailleurs dans les sondages. Beaucoup de personnes pauvres s’identifient à lui, car il est issu du milieu populaire. S’il est élu, un ancien
ouvrier manuel accéderait à la tête de l’Etat brésilien. Cela consisterait
une première historique au Brésil, voire en Amérique latine. (apic/cnbb/ba)
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