Les zapatistes méfiants face au «sabotage» des milieux gouvernementaux»
Mexico, 20juin(APIC) Va-t-on vers une reprise des hostilités au Chiapas?
La décision de l’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) de refuser
de signer les accords de paix avec le gouvernement le fait craindre. De son
côté, le délégué du gouvernement a démissionné.
L’attitude de l’armée zapatiste s’explique principalement, selon Kairos
Mexico, par «l’absence de contrôle par le gouvernement des forces réactionnaires ouvertement racistes et des forces obscures dont le pouvoir a été
démontré par l’assassinat de Colosio», mais aussi par «le sabotage des négociations par les forces gouvernementales du PRI (Parti Révolutionnaire
Institutionnel – le parti au pouvoir). Un sabotage qui montre bien l’importance des intérêts en jeu, «effectivement énormes si on prend en compte les
richesses accumulées injustement durant les années de corruption et de despotisme», ajoute Kairos Mexico.
Camacho: une trêve n’est pas encore la paix!
D’autre part, Manuel Camacho Solis, délégué du gouvernement au Chiapas,
a annoncé sa démission le 16 juin dans la soirée, en même temps que son retrait de la vie politique. Il a invoqué une «divergence fondamentale» avec
le candidat du PRI, dont l’action «équivalait à un vote de censure de mon
action».
Camacho constate que sa mission a permis une trêve. Mais une trêve est
le chemin vers la paix, ajoute-t-il, et «ce serait une erreur de la confondre avec la paix». La solution ne pourra venir que d’un accord politique,
souligne encore l’ex-délégué du gouvernement, non d’une «paix forcée». Selon Camacho, le dialogue est rendu impossible du fait que les Zapatistes
ont totalement perdu confiance dans le gouvernement. En outre, la précarité
de leurs conditions d’existence rend toute rencontre difficile à organiser.
(apic/cip/pr)
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