Conditions de vie plus misérables que celles (190694)

Australie: difficile situation pour les aborigènes du centre du pays

des pays les plus pauvres d’Asie, estime un délégué du COE

Sidney, 19juin(APIC) Les cinq communautés aborigènes du centre de l’Australie, près de la ville d’Alice Springs, vivent dans des conditions bien

plus misérables que celles des pays les plus pauvres d’Asie, estime Park

Kyung Seo, responsable du secrétariat de l’Asie du Conseil oecuménique des

Eglises (COE), dont le siège est à Genève. Il estime que son organisation

oecuménique se doit d’attirer l’attention de la communauté internationale

sur « la situation misérable » de nombreux aborigènes.

« Ces cinq communautés vivent dans des conditions désastreuses et choquantes; elles n’ont pas d’eau potable, ni habitation décente. Elles ne savent pas où garder les vivres et ne disposent pas de services sanitaires.

Hors de la ville, la région est aride, désertique, sans parler des conditions atmosphériques et des étés secs et longs », commente-t-il au retour

d’un voyage dans cette région.

Selon lui, la situation est pire qu’en Asie. Tout en se félicitant de

l’aide apportée par le gouvernement australien, Park Kyung Seo souligne que

celui-ci, tout comme les Eglises australiennes, devaient faire plus. Il a

notamment mis l’accent sur la nécessité, pour les Australiens blancs, d’apprendre à connaître « l’Australie des aborigènes ».

L’Australie compte quelque 385’000 aborigènes et insulaires du détroit

de Torres, sur une population totale de 18 millions d’habitants environ. Ce

n’est qu’en 1967 que les aborigènes ont obtenu le droit de vote. Lors de

son Assemblée tenue à Canberra en 1991, le COE avait appelé la communauté

oecuménique à soutenir la lutte des aborigènes.

En plus de cinq communautés visitées à l’intérieur du pays, les membres

de la délégation qui accompagnait le représentant du COE pour l’Asie, ont

vu des camps, aux environs d’Alice Springs où, ont-ils constaté, « les

aborigènes sont désespérés car ils veulent aller vivre sur leurs terres ».

Conscientiser l’opinion internationale

Les membres de l’équipe ont également souligné la nécessité de conscientiser l’opinion internationale à la question de la spiritualité aborigène.

« Alors que nous considérons la terre en termes économiques, pour les aborigènes, la terre traditionnelle est l’origine de la spiritualité, c’est pour

eux le sein de leur Mère, auquel ils sont attachés, où il sont nés et où

ils meurent » a précisé Park Kyung Seo.

Pour ce dernier, les étrangers voient l’Australie comme « une terre de

rêve où 120 nationalités différentes coexistent en paix. Aussi est-il important que la situation des aborigènes soit améliorée ».

Selon David Gill, secrétaire général du COE, par cette visite, « les membres de l’équipe ont pu voir dans quelles conditions impossibles vivent les

aborigènes d’Australie; ils ont été, et cela se comprend, très choqués par

ce qu’ils ont vu ».

Quant au Conseil des Eglises d’Australie, il espère que cette visite encouragera les Eglises du monde entien à trouver les moyens pratiques de

soutenir la lutte des populations autochtones d’Australie. (apic/spi/pr)

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