Chine: décès de trois évêques catholiques «officiels» (170694)
Les évêques catholiques nommés par l’Etat sont encore 70
Hong Kong, 17juin(APIC) Trois évêques catholiques «officiels» sont décédés en Chine au cours du mois de mai dernier, apprend-on. Il s’agit de Mgr
Francis Zhang Fengzao, évêque de Wuhu (province d’Anhui) de Mgr Joseph Hou
JInde, évêque de Xingtai (province du Hebei), et de Mgr Jean Li Xuesong,
évêque de Jilin (province de Jilin).
Après ces décès, les évêques catholiques nommés par l’Etat chinois restent au nombre de 70: 5 évêques auxilaires et 65 «chefs» de diocèse. Officiellement, cinquante sièges épiscopaux sont vacants. Parmi ces 70 évêques,
une douzaine seulement ont moins de 70 ans, 22 ont 80 ans et plus. L’âge
moyen étant de 76 ans.
On compte actuellement en Chine un millier de prêtres dans l’Eglise «officielle». Près de la moitié sont septuagénaires ou octogénaires. Les prêtres âgés de 25 à 40 ans seront donc amenés à contribuer au gouvernement
des diocèses, soit auprès d’un évêque âgé ou malade, soit seuls. Cet écart
très large entre les générations de prêtres chinois s’explique par les convulsions politiques du pays ayant entraîné la suspension de toute formation
sacerdotale pendant 20 ans, jusqu’à il y a une douzaine d’années.
L’Association patriotique des catholiques chinois prône un rajeunissement de la hiérarchie catholique. Son porte-parole, Antoine Liu Bainian,
l’a du reste encore répété le 26 mai dernier, en rappelant que selon les
règles établies en 1993 par la Conférence des évêques «officiels», un prêtre peut-être reconnu apte à diriger un diocèse s’il a au moins 35 ans et
un minimum de 5 ans d’expérience pastorale.
Les observateurs de la vie de l’Eglise en Chine notent quant à eux que
les séminaires mettent aujourd’hui moins l’accent sur une stricte obéissance aux supérieurs, vertu traditionnelle de l’ancien clergé. Les jeunes
chargés de responsabilité sont contraints, pour gagner le respect des fidèles, de donner les preuves de leur dévouement à leur tâche. De jeunes prêtres apparemment plus audacieux et plus résolus dans leur travail, et moins
enclins à accepter le contrôle du gouvernement, apparaissent ainsi dans les
rangs des Eglises «officielles». (apic/eda/pr)
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