Les finances du Vatican dans les chiffres noirs pour la Ière fois en 23 ans

apic( Vat / Finances

Résultat positif de 1’527’203 dollars (170694)

Rome, 17juin(APIC) Pour la première fois depuis 23 ans, les finances du

Saint-Siège retrouvent les chiffres noirs, en offrant un bilan positif.

C’est ce qui ressort des chiffres présentés vendredi à Rome par le cardinal

Edmund Casimir Szoka, président de la Préfecture des Affaires économiques

du Saint-Siège. Le bilan consolidé 1993 publié le 17 juin affiche en effet

un résultat positif de 1’527’203 dollars sur un exercice total de 169 millions de dollars.

En 1991, le déficit avait été de 87’526’000 dollars, mais de 3’395’000

dollars en 1992. « On ne peut cependant comparer ces années, prévient le

cardinal, car en 1993, nous avons pour la première fois adopté un bilan

consolidé selon des règles professionnelles, certifié par sept experts extérieurs ».

Outre « un contrôle rigide des dépenses », Mgr Casimir Szoka estime que

« le facteur décisif » de l’inversion de tendance du bilan s’explique par la

nouvelle contribution financière des diocèses. Avant 1991, précise-t-il,

les diocèses ne partipaient pas. Leurs dons entre 1992 et 1993 ont augmenté

de 28%. Le cardinal a rappelé que le Saint-Siège avait réuni l’ensemble des

présidents des Conférences épiscopales du monde en avril 1991, pour leur

demander de l’aider à combler le déficit. Les dons des diocèses, ajoutés à

ceux des Instituts religieux et fondations se montent à 53,211 milliards de

lires en 1993, soit un peu moins de 34 millions de dollars.

Selon le prélat, la baisse de la lire italienne initiée à l’automne 1992

par rapport aux monnaies fortes, a également eu un effet bénéfique calculé

à 30 milliards de lires dans l’amélioration du résultat, soit 19 millions

de dollars.

Le bilan consolidé du Saint-Siège ne prend pas en compte trois budgets

importants du Vatican: L’Etat de la Cité du Vatican, dont le bilan 1993

laisse apparaître un résultat positif de 3’709’195 dollars; l’Obole de

saint-Pierre destinée aux oeuvres de charité du pape, dont le montant en

1993 s’est élevé à 59’884’499 dollars; l’Institut pour les Oeuvres de religion, l’IOR, plus connu sous le nom de Banque du Vatican, mais dont le cardinal a affirmé le 17 juin qu’il n’appartenait pas au Saint-Siège.

Le bilan consolidé du Saint-Siège concerne en réalité sept organismes:

l’Administration du patrimoine du Siège apostolique (APSA); la Congrégation

pour l’évangélisation des peuples; la Chambre apostolique; Radio Vatican;

L’Osservatore Romano; la Librairie Editrice Vaticane; l’Imprimerie Polyglotte Vaticane. Selon le cardinal, Radio Vatican accuse le plus gros déficit.

De ces sept entités, l’APSA représente le plus gros budget. Elle gère

entre autres tous les diocèses du Saint-Siège. Une section « extraordinaire »

de l’APSA gère les investissements, dont la majeure partie, précise le cardinal, sont réalisés en obligations, mais très peu en actions.

Quant à la masse salariale, elle pèse pour 42% dans le bilan consolidé

du Saint-Siège, qui compte 2’380 salariés. L’Etat de la Cité du Vatican employe pour sa part 1’310 personnes et compte plus de 500 retraités. (apicjmg/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/apic-vat-finances/