Nigeria: 50 morts dans un attentat-suicide

Cinquante personnes ont péri dans un attentat suicide le 21 novembre 2017, lors de la prière de l’aube dans une mosquée à Madina, au nord- est du Nigeria. L’attentat n’a pas été revendiqué.

Le kamikaze s’est mêlé aux fidèles pour entrer dans la mosquée avant de se faire exploser, a souligné la BBC, citant les autorités locales. La puissance de la déflagration a arraché le toit du bâtiment. La mosquée de Madina  est située à Mubi, dans l’Etat d’Adamawa, à la frontière avec le Cameroun. Cet attentat est le plus meurtrier dans le nord-est du Nigeria, après celui de juillet dernier qui a fait 70 morts, dans une embuscade, a rappelé pour sa part, Radio France.

Muhammad Jibrilla, gouverneur de l’Etat de l’Adamawa, a condamné l’attentat. Il avait déjà lancé, le 16 novembre, un appel urgent au gouvernement fédéral à renforcer la sécurité dans la province semi-autonome. Car, avait-il souligné, le groupe terroriste musulman Boko Haram multipliaient ses attaques. La proximité de l’Etat avec le Cameroun le rend vulnérable, ce voisin subissant aussi les attaques de Boko Haram.

Des réfugiés menacés de devenir apatrides

Les personnes qui ont fui les exactions de Boko Haram  et qui sont installées dans le camp de réfugiés de Zamai, risquent de perdre leur nationalité. Elles n’ont pas, dans la plupart des cas, les documents d’identité qu’elles ont dû abandonner dans leur fuite.

Sans papier, tous ces réfugiés risquent l’arrestation et l’expulsion. Leurs enfants ne peuvent pas être scolarisés normalement, ni  passer l’examen du certificat d’études et  encore moins poursuivre d’études supérieures.

Pour leur éviter de perdre leur nationalité et de devenir apatride, le Haut Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) les aide dans leurs démarches administratives. Il appuie aussi l’Etat camerounais pour que tous ces individus risquant l’apatridie, puissent avoir la documentation. Depuis le début de l’année,  la mairie de Mokolo,  située non loin du camp de réfugié de Zamai, a délivré 480 actes de naissance à ces survivants. Les registres d’état civil se remplissent de nouveaux inscrits issus du camp. (cath.ch/ibc/bh)

Bernard Hallet

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