apic/Consitoire/ motions
Rwanda et Conférence du Caire
Rome, 14juin(APIC) Le cardinal Bernard Francis Law, archevêque de Boston,
et le cardinal John Joseph O’Connor, archevêque de New York, ont proposé,
lors du consistoire extraordinaire des cardinaux sur le thème de l’an
2’000, deux motions en forme d’appel. L’une porte sur le Rwanda, l’autre
sur la prochaine Conférence du Caire sur la croissance démographique mondiale. Les motions des deux cardinaux ont été adoptées à l’unanimité.
Le texte de l’archevêque de Boston fustige les « horreurs indescriptibles
qui affligent le peuple rwandais. Il appelle les parties en conflit « à déposer les armes » et à s’engager pour la réconciliation. Les cardinaux présents à Rome assurent l’Eglise du Rwanda de leur soutien. Par ailleurs
l’appel du consistoire met en évidence « le besoin urgent pour les nations
du monde de clarifier l’application de l’intervention humanitaire ». L’absence de normes juridiques pour réaliser l’obligation de l’intervention
humanitaire continuera à rendre inefficace le rôle des nations devant de
telles tragédies, remarque-t-on.
La motion de l’archevêque de New York exprime la solidarité profonde des
cardinaux de l’Eglise catholique avec « le souci pastoral pour la famille »
de Jean Paul II et « son insistance pour que la famille soit libre de toute
coercition, notamment vis-vis de la procréation ».
Ne pas tomber dans le désespoir
L’opposition de l’individu à la famille a de désastreuses conséquences,
tragiquement évidentes aujourd’hui. En relation avec la prochaine Conférence du Caire, les cardinaux estiment qu’au lieu d’aborder la conférence avec
une attitude de désespoir et des craintes exagérées à propos de la croissance démographique, il faut demander aux nations riches et puissantes
d’offrir l’espoir en promettant et en assurant des ressources pour le développement. Il s’agit là d’un élément essentiel pour affronter la croissance
de la population.
« Nous sommes conscients, poursuivent les cardinaux,que les différents
experts ont une diversité d’opinions sur ce sujet, mais « la destruction de
la vie humaine par l’avortement ne pourra jamais constituer une issue ». Les
cardinaux regrettent enfin que ceux qui dépensent des sommes d’argent importantes pour des moyens artificiels de contraception refusent souvent
d’étudier le grand potentiel du planning familial selon des méthodes naturelles. Pour eux, l’éducation et le développement sont des réponses plus
efficaces à l’augmentation démographique que la coercition et les formes
artificielles de contrôle des naissances.
Ni la Conférence du Caire, ni aucun autre forum ne peut prétendre à
l’impérialisme culturel ni aux idéologies qui isolent les personnes humaines dans un univers clos sur lui-même. Surtout lorsqu’on prône en même
temps l’avortement à la demande, la promiscuité sexuelle et qu’on proclame
des notions déviantes sur la famille comme des droits humains et proposées
comme telles à la jeunesse du monde. (apic/jmg/ba)
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