France: procès en béatification de Robert Schuman (130694)

apic/Schuman

En bonne voie d’aboutir, confirme-t-on à Metz

Metz, 13juin(APIC) Le procès en béatification du politicien français Robert Schuman, co-fondateur de l’Europe communautaire, est en bonne voie

dans le diocèse de Metz, où il vécut, confirme-t-on dans les milieux autorisés de Metz. Le pape lui-même suit ce dossier avec intérêt.

C’est dans la vieille chapelle du 13e siècle de Scy-Chazelles (Moselle)

où Robert Schuman a été enterré en 1963, que son procès en béatification a

été inauguré par Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, le 9 juin 1990. C’est

également dans ce même village de Scy-Chazelles que l’Institut St-Benoît a

son siège, créé tout spécialement en 1988 en vue d’obtenir la béatification

de l’illustre enfant du pays.

Selon l’abbé Antoine Wahl, actuel procurateur d’un procès diocésain qui

va bon train, sa mission d’information sur la vie et les vertus de l’intéressé devrait se terminer en 1995. Une trentaine de témoins sont d’ores

et déjà interrogés. Ce premier dossier sera ensuite envoyé pour examen à

Rome.

En Moselle, on se montre confiant sur les chances d’aboutissement, car,

fait-on remarquer, le pape lui-même dit l’être. Jean Paul II est sans doute

d’autant plus intéressé par ce dossier – on laisse entendre du côté de Metz

qu’il le «pousserait» et que la béatification pourrait, sous réserve, être

accordée à l’horizon de l’an 2000 – que Robert Schuman représente «la figure d’un politique influent qui n’a cessé d’être un chrétien très pieux et

plein de foi». Il songea du reste un temps à la prêtrise avant de se tourner vers la vie politique.

Né en 1886 à Luxembourg de parents mosellans, député démocrate-populaire

de Moselle de 1919 à 1940, il fut sous-secrétaire d’Etat aux réfugiés de

mars à juillet 1940. Déporté, Robert Schuman réussit à s’évader. Il fut par

la suite successivement ministre des Finances (1946-novembre 1947), président du Conseil (novembre 1947-nov.1948), ministre des Affaires étrangères

(juillet 1948-janvier 1953). Il a de plus conduit l’adoption du plan Marshall et le rapprochement avec l’Allemagne fédérale. Ami du chancelier Adenauer et de l’Italien De Gasperi, il a été, avec Jean Monnet, un pionnier

de l’Europe communautaire, posant les bases de la Communauté européenne du

charbon et de l’acier (CECA) et de la Communauté européenne de défense.

Ministre de la Justice de février 1955 à juin 1956, Robert Schuman s’est

surtout consacré à l’élaboration des institutions européennes comme président du Mouvement européen puis de l’Assemblée parlementaire à Strasbourg

(1958). Atteint dans sa santé en 1960. il devait décéder trois ans plus

tard. (apic/jcn/pr)

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