Mgr Mamie parle avec conviction de la réalité de l’Eucharistie

Fribourg: Fête-Dieu dans la cour du Collège St-Michel (020694)

Plusieurs manières de vivre l’union

Fribourg, 2juin(APIC) Au cours de la liturgie solennelle de la messe de

la Fête-Dieu célébrée jeudi dans la cour du collège St-Michel, Mgr Pierre

Mamie, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, a redit avec des mots simples sa conviction de croyant. Il a voulu partager sa foi au Christ véritablement présent dans le Pain de vie.

La Fête-Dieu à Fribourg n’a plus les fastes d’antan où la longue procession et les reposoirs fleuris donnaient un air festif et officiel à toute

la ville. Il reste quelques signes de cette magnificence d’autrefois: fanfares, drapeaux des sociétés d’étudiants en couleurs, premiers communiants

en aube blanche, présence des autorités cantonales, communales, judiciaires

et universitaires. Cette année, c’est Mgr Pierre Bürcher, nouvel évêque-auxiliaire, qui sous le dais, a porté l’hostensoir d’or. La procession a conduit les participants de la place St-Michel à celle de Notre-Dame.

Depuis Vatican II, l’essentiel de la fête se veut centrée d’abord sur le

peuple de Dieu rassemblé autour du Christ-Eucharistie. L’homélie de Mgr Mamie s’est nourrie de cet esprit. Elle a conduit la foule à méditer la vie

de Marie et de saint Jean, le disciple que Jésus aimait: « Je ne crains pas

de penser qu’après la Pentecôte, quand Jean prit Marie chez lui, Marie a

reçu des mains de Jean le pain transsubstancié qui n’était plus du pain,

malgré les apparences. Elle l’a mangé, elle s’en est nourrie. Qui pourrait

trouver les mots pour dire la joie, l’étonnement et la reconnaissance de

celui qui comme chacun d’entre nous peut le faire, reçoit et mange le corps

de Jésus?. Je sais bien que parler ainsi, aux oreilles des savants et des

philosophes, c’est pure folie, c’est insensé, c’est inimaginable. Mais

c’est pourtant vrai, parce que Jésus ne ment jamais. Il n’est pas un prestidigitateur ou un magicien. Même si mon imagination et mon intelligence ne

comprennent pas maintenant, je comprendrai un jour quand je verrai Dieu, si

j’y arrive – je sais que c’est vrai ».

Les unions qui transforment une vie

Utilisant presqu’à toutes ses phrases le « je », comme pour se mettre à

l’unisson des croyants de toutes conditions venus sur la place, l’évêque du

diocèse, humblement, avait énuméré auparavant les manières d’être unis à un

autre ou une autre: l’union née de l’amitié qui conduit à l’amour partagé.

L’union dont « un homme » ne peut parler qu’avec maladresse: celle de la mère

avec son enfant quand elle le forme et le porte en elle. Il y a l’union de

l’homme et de la femme dans l’amour partagé jusqu’au coeur de leur intimité. Seuls ceux qui ont connu et vécu cette rencontre pourraient en parler

bien. Enfin , il y a l’union de Dieu et de l’homme, lorsque ce Dieu se fait

nourriture à manger, comme le dit audacieusement Jésus dans l’Evangile.

Et Mgr Mamie de proclamer avec joie et ferveur: « C’est là ma foi, la foi

de l’Eglise. Et tout cela m’est donné parce que Marie, un jour de printemps, il y a 2’000 ans, a dit oui à l’ange, de la part de Dieu. Il lui

demandait un service: donner à son Fils, le Verbe de Dieu, un corps d’homme ». (apic/ba)

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